‹ L'Église de Lyon pendant la RévolutionChapitre 89 sur 191 · Abbé Méric : M. Eiiicry, l · texte numérisé non relu

Abbé Méric : M. Eiiicry, l

2. V. Abbé Méric, M. Eniery, I, p. 282. — Dans un Bref (5 octobre 1793)» adressé à l'évêque de Genève {Recueil âcs décisions du Saiut-Sicge apostolique, t. III), Pie Yll se borne à déclarer « que ceux qui avaient prêté ce serment n'avaient point encouru de peine canonique, puisque le Saint-Siège n'avait porté encore aucun jugement sur la formule de ce serment ; mais qu'en attendant, ceux qui l'avaient prêté avant la date du 8 février 1793, devaient pourvoir à leur conscience, puisqu'il n'était pas permis de jurer dans le doute ». A. -M. de Franclieu, La persécution dans l'Isère, t. I, p. 377.

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passeports pour la Savoie. L'exode des prêtres commença le 29 août pour se terminer le 30 septembre. La Commune de Lyon libella 397 passepotrs; mais beaucoup des ecclésiastiques, qui les demandèrent, appartenaient à des diocèses étrangers. Les membres du Conseil archiépiscopal prirent eux aussi la route de l'exil '; Sollicitèrent des passeports : M. Gazaniol, ancien supérieur 'de Saint- Irénée (30 août); M. Linsolas, chanoine de Saint-Nizier (3 r août); M. Courbon, vicaire général (2 septembre). M. Thomas-Merle de Castillon, sur qui pesait plus particulièrement le poids de l'administration diocésaine, partit le 7 septembre. Il fut forcé de prendre le chemin de l'exil, peut-être même fut-il escorté par des gendarmes. En effet, sur la liste dressée par les soins de la municipaUté, on lit : « Thomas-Merle de Castillon, natif d'Eguillon (Gironde), ancien grand-vicaire et promoteur, déporté par ordre. » Cette dernière mention ne se trouve ci côté d'aucun autre des noms de la longue liste de déportation. On y voit encore les noms de MM. de Saint-Georges, ci-devant grand-vicaire (7 septembre) ; Rousset de Saint-Éloi (10 septembre); Camille Burlat, chanoine de Saint-Chamond (10 septembre); Joseph Rast, ancien chanoine (ïi septembre); Lucien- François de Poix, ancien comte de Lyon (11 septembre); François- Marie-Joseph Deschamps de la Magdeleine (22 septembre); Pierre de Castellas (25 septembre) \

Les ecclésiastiques qui partirent les premiers firent assez tranquillement la route; mais ceux qui suivirent furent très souvent « insultés, frappés et pillés... On vit arriver à Chambéry des prêtres malades des coups qu'ils avaient reçus ' . » Un grand nombre demeurèrent sur la frontière de la Savoie et de la France. M. Courbon et ses deux vicaires, MM. Claudin et Grobon, étaient au Pont-de- Beauvoisin lorsque le général de Montesquiou envahit la Savoie. Ce fut à peine s'il eut le temps de prendre un peu de linge et

1. Quelques curés, plus menacés que d'autres, reçurent ordre de se déporter; ils ne purent obtenir qu'avec peine un mot de l'Archevêque pour revenir dans leur paroisse. Tel, M. Oriol, curé de Lupé : « En conséquence du décret de déportation du 26 août 1792, et par ordre de mes supérieurs, je suis passé en Italie, d'où je n'ai eu la permission de Mgr l'archevêque de revenir qu'en 1797. Ce fut le ler juillet que j'arrivai à Lupé ». Cahier viannscrit des preniicres Communions.

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