‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 11 sur 364 · L ESPRIT PUBLIC 7I · texte numérisé non relu

L ESPRIT PUBLIC 7I

nistrait sagement sa paroisse, quand, en i8ii, l'Empereur le nomma à Tévêché de Metz ; mais le Pape lui refusa l'institution canonique. Sans être ni préconisé, ni sacré, l'abbé Laurent se rendit à Metz, se fit donner par le chapitre terrorisé des pouvoirs d'administrateur capitulai re, et gouverna l'église de Metz, comme le cardinal Maury gouvernait celle de Paris, c'est-à-dire en intrus. En i8i4, il l»i fallut abandonner la place, mais, comme il était pieux, zélé et actif, on lui confia la grosse paroisse de Sedan, qui faivsait alors partie du diocèse qu'il avait administré. Les Cenl-Jours réveillèrent ses ambitions, et il essaya de nouveau de se faire reconnaître par le chapitre de Metz. Après Waterloo, il ne lui resta plus qu'à disparaître : il se retira chez des amis dans le déparlement de Seine-et-Marne, pl \ mourut oublié *. On aurait pu lui faire remarquer que, pour avoir été appelé à l'épiscopat plus lard que lt*s prélats de l'Ancien Régime, il n'avait i)as fait, à beaucoup près, aussi belle figure que ceux qu'il avait impitoyablement vilipendés.

L'abbé Fauchet était Nivernais, mais, venu à Paris comme précepteur des enfants du marquis de Choi- • seul, il s'était fait bientôt connaître comme un orarateur élégant et original. Après a\oir prononcé l'oraison funèbre du duc d'Orléans, fils du Régent, il a^ait

I. Il mourut \c 3 juillet 1819, au cliâioau de Brcan (Seino-ot- Marne). narruol avait vivemrnt criliqui* son livre dans le Journal ecclésiastique de juillet 1789. Voir sur M. Laurent et ses (l'uvres tes articles parus dans VAmi de la lieligion (a'i juillet 181 y, 351 -33a, '•t 70 janvier 1820, 38i-a83).

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