LE CLERGÉ DE PARIS ET« 1793. — LES ASSERMENTÉS
Les prêtres jureurs à Paris. — La fôte de Noël en 1792. — La Fête-Dieu en 1798. — Persécution fiscale. — Saint-Rocti en 1773. — Arrestations. — Interdiction du culte. — Abdication de Gol^el. — Fière attitude de Grégoire. — La fête de la liaison.
Nous avons déjà eu à parler du clergé assermenté : nous savons qu'à Paris, tout au moins, il s'était recinité sans trop de difficultés, et qu'au début de 1793, Gobel était à la tête de près de 600 coopéra teurs, dont 5oo employés dans les paroisses. Mais si nous sommes à peu près fixés sur la valeur numérique de ce clergé, il nous faut revenir sur sa valeur morale, afin de pouvoir expliquer les événements lamentables qui vont remplir les derniers mois de cette année.
Il semble que les prêtres qui avaient prêté le serment constitutionnel doivent être rangés en trois classes : les convaincus, les ambitieux... et les autres. Ce n'est pas que parmi les ambitieux, il n'y ait eu des convaincus, et que chez les insignifiants il ne se soit rencontré quelques préoccupations ambitieuses, et cela rend ma classification un peu imparfaite; mais, comme