‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 164 sur 364 · I. Arch. Nat., ¥'^.h']-)!i · texte numérisé non relu

I. Arch. Nat., ¥'^.h']-)!i

52 VERS LA SUPPRESSIOX

Avant qu'aucune mesure ait été édictée par la Convention, les représentants en mission avaient, de leur chef, inauguré la persécution : c'était le fniît du régime anarchique où les caprices du premier venu devenaient des lois : à Orléans, Laplanche invitait l'évoque à l'apostasie et Jarente, cet évoque de l'Ancien Régime devenu constitutionnel, reniait son nouveau parti aussi facilement qu'il avait trahi l'ancien. Après avoir destitué les curés qui refusaient d'imiter ce triste chef, Laplanche se rendit a Bourges et fit emprisonnei les prêtres qui ne consentaient pas à se déshonorer en répudiant leur sacerdoce. Fouché, à Nevers. Laignelot. à Rochefort, Dartigoeyte, à Auch, Monestier, à Tarbes, André Dumont, à Abbeville, abolirent le culte public par des actes arbitraires, que semblait légitimer les pouvoirs dictatoriaux dont ils étaient investis.

La Convention désapprouvait-elle ces initiatives, ou tout au moins y avait-il dans la Convention un groupe prépondérant qui fut disposé à les empêcher ? On a dit qu'il existait un parti extrême qui avait décidé la déchristianisation et que le reste de l'Assemblée laissa faire. Je le crois, tout en faisant remarquer que ceux qui laissèrent faire n'étaient retenus par aucun scrupule, car il n'y avait pas dans toute la Convention vingt députés qui eussent pour l'Eglise catholique le moindre sentiment de bienveillance.

Les Montagnards, dont Hébert était le porte-parole, n'étaient pas plus hostiles à la religion que ceux qu'on appelait les «indulgents», les Thuriot, les Chabot, alliés ou complices de la bande de tripoteurs et de

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