‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 165 sur 364 · DU CULTE PUBLIC · texte numérisé non relu

DU CULTE PUBLIC

pêcheurs en eau trouble qu'on flétrissait du surnom de « pourris ».

Si nous prenons pour exemple la liste des membres composant le Comité d'Instruction publique, à qui revenait l'examen des affaires reli^euses, nous y voyons des hommes chez qui la haine de la Religion dégénère en manie : Léonard Bourdon, Clootz, Romme, ie peintre David ; puis des savants qui estimaient alors que la science doit se montrer l'ennemie de toute idée religieuse : tels Fourcroy et Guy ton de Morveau ; moins acharnés, mais remplis d'un dédain malveillant, les disciples de Rousseau, déistes vagues : Bouquier et Mathieu, des esprits acquis aux doctrines franchement athées, mais indifférents pour les croyances d'autrui, comme d'Aoust. Bou troue. Prunelle, Basire et Valdruche; des ecclésiastiques aspirant à la scculaiisation comme Gay-Vernon et Thomas Lindet. ou simplement découragés, comme Villar ; et enfin deux croyants qui ne capituleront pas avec leur conscience : Grégoire et le pasteur protestant Jay (de Sainte-Foy),

A coté de l'Assemblée, d'autres puissances tenaient A prouver qu'elles comptaient pour quelque chose : le Conseil général du département où Chaumetle tenait la première place comme Procureur-syndic de la Commune. Le Club des Jacobins donnait chaque soir une répétition générale des délibérations de la Convention : les projets et pétitions étaient soumis à leur examen ; le civisme, l'habileté et la probité de chacun des députés étaient passés au crible et les motions approuvées par le club étaient forcément votées le lendemain. — Les sections délibéraient aussi à

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