‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 167 sur 364 · I. Loi du 6 octobre · texte numérisé non relu

I. Loi du 6 octobre

a. De même, quand la Convention abolira les noms de villes qui lui paraissaient suspects de cléricalisme, elle appellera Saint-

5() AFFAIRE DE MEXNECY

Le ï4 novembre 1798 (aS vendémiaire an III), la Commune de Paris avait interdit tout exercice extérieur du culte : c'est tout ce que la loi l'autorisait à faire. D ailleurs, depuis quelques mois, toute publicité religieuse était impossible.

Le 16 brumaire (6 novembre), un incident de séance détermina le vote d'une mesure d'une gravité exceptionnelle. 11 y avait en Seine-et-Oise une petite commune, nommée Mennecy, dont le curé, per\ erti j)ar les idées révolutionnaires, avait depuis longtemps oublié les devoirs de son état ; il vivait en concubinage public et avait déjà un enfant. A l'instigation de ce triste individu, les notables décidèrent d'abolir le culte et de fermer l'église. Ils oubliaient que leur acte était illégal et le district de Corbeil fit arrêter les douze babitants les plus compromis. Une députation de Mennecy vint à Paris pour faire entendre ses protestations. Les Jacobins avaient nommé deux défenseurs officieux chargés de suivre l'aifaire. A la Convention, Basirc, se faisant l'avocat des pétitionnaires, s'efforça de prouver qu'une commune avait le droit de renoncer au culte. L'assemblée, tout en usant de diplomatie, lui donna satisfaction et vota l'ordre du jour « motivé sur le droit qu'ont tous les citoyens d'adopter le culte de leur choix^ ». Ce n'était qu'une demi-satisfaction puisque rien n'avait été

Denis : Franciade ; Sainl-Gcrmain-en--LaYe : Montagne-bon-air: Saint-Etienne : Armes ; Saint-Tropez : Héraclée, etc. c dans Pintention de déraciner toutes les habitudes de l'esprit qui avaient un fondement roligieux. Son intention était d'elTacer l'empreinte que TEf^lisi; avait laissée sur notre pays en lui ap{)ortaat tout enseiiil)Ie la Foi et la Civilisation.

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