I. Journal des Débats et Décrets^ n° 4i4» P- aaS
DÉCRET DU l6 BRUMAIRE AN U bj
décrété : c'est alors que Thuriot(un modéré î) développa la pétition, en déduisit les principes, les étendit à toutes les communes de France et fit décider a que les administrations de département étaient autorisées à prononcer, après avis des administrations de district, sur les suppressions et réunions de paroisses ». Ce n'était pas l'abolition du culte, mais cela pouvait servir à la prononcer : les administrations locales avaient les mains libres et la Convention ne voulait pas savoir ce qu'elles feraient de leur liberté. On vota l'impression du décret et son envoi à toutes les administrations départementales et communales ^ La Convention avait évité les responsabilités ou du moins avait tenté de s'y soustraire.
Ce même jour, i6 brumaire, Léonard Bourdon prit la parole aux Jacobins pour demander l'abolition du culte, la fermeture des églises et l'envoi à la fonte du peu de vases sacrés qui avaient échappé aux premières spoliations. Ces propositions furent écoulées avec faveur. Puis, on introduisit une députation du Comité central des sociétés populaires qui demanda qu'aucun citoyen ne fût tenu à l'avenir de contribuer au salaire des prêtres. Le Club approuva le fond de cette pétition, mais jugea qu'avant de la présenter à la Convention, il était plus régulier de la communiquer aux 48 sections de Paris. C'était un moyen de gagner du temps.
A la fin de cette journée du i6 brumaire une députation des sections et du Comité central se présenta chez Gobel.