I. Fis<^ucl, op. cit
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danl à la confiscation de tous les biens de l'Eglise. Il fallait du coup d œil el de la décision et c'est préciséuient ce qui manquait à rarche\êqu^e de Paris ^
>/. de Juiynà et les FAals-Généraax,
Son premier acte public dans la période qui nous intéresse fut un manden>ent du -x^ a^ril 1789, paru au moment où commençaient les assemblées électorales de Paris. On était alors à la période des espérances illimitées ; et il semblait à la masse inexpérimentée des Français que par le seul fait que les Êtals-Générauv seraient réunis, les terribles embarras dans lesquels le pays se débattait allaient disparaître comme par enchantement. Partageant, au moins en apparence, la
I. « M^T d<; Juigno nous apparaît comme un prêtai vi'TÎtablo « mont aposlolk[ue, ami do la paix, d'une vit; sans l^clu», iVun « c«rur qui le place au premier rang pour la charil^j dans un épi»i- « copat que nous avons >n toujours prompt à une grénéro»iHé « sans bornes. En reloiir, une certaine inconsistance dans sa c^)n- « diiite politi(pie. plus de bonté tpie de génitî, point de ces don-* « brillants qui auruienl pu maniucîr d'une traînée lumineuse sou <( passajre à la (ionsliluante et son p<r)niilk:al; point assez même u de cell<» ferme prévoyanc(î qui trace d'avance la li^ne à s»ii>re. « et ne s'en laisse détourner par auciui obstacle... » (.Sicard. vy. cit., ÏT, M) 2.)
M. Sicard rappelle à ce propos le j librement (pie le chanoine Lejîendre, dans ses Mt'rnoircs, l'ormulait sans indulj^ence sur le cardinal de \i)ailles : << C.v fut un malheur pour lui que la fortune' «( l'eiU élevé à rarche>éclié de Paris. Il n'était point fait poTir une « aussi grande placcî : il faut, pour la remplir, \ir« génie sup»*a rieur, des tahMil»*, delà capacité ri r'élaitc*' qu'il n'axait point. » Celte apprécialiou i>ourrait s'appliquer par <pielques |M>inls à M. de .lui «rué.
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cTo\aiice du ^raiici nombre, M. do Jujgrir trace ni linnes «-loque ni s le proffiainine des travauv de l'Asseinhlée : « RtUablir dans radmiriistration des finances " lordi-e cl i'<*c<>nouiie ; l'économie ! le plus riche Iré- ' ^tr des nations et des rois! Assurer la dette de l'Ktat " et rétablir le crédit national; réformer les injustices ' dans la répartition des tributs et faire refluer sur les H riches la surcharg^<?d^s pauvres; accomplir le vœu le *• plus cher au cceiir du roi, le soulagement de la j>orw lion la plus nombreuse et la plus malheureuse ile
• M^s sujets ; réparer non seulement nos ancrons " nialbeui-s. mais prendre les précautions les plus *• ifTIcaces pour les empêcher de renaître ; profiter H {U^< anciennes lumières qui éclairent l'administra- " tion pour en • améliorer toutes les parties, pour " j>erfeclioFiner les lois, pour étendre le commerce et " enronraf^-er les arts; faire refleurir le plus utile de
• tous : la respectable aj^ricuUure ; en un mot, embras-
• s4-r tout ce cpii peut contribuer au bonheur et à la
• tziiHi'o du K'H* et de la Nation, dont les vrais intérêts
• soront toujours insé'parables ; quels travaux .plus ' diurnes d'#*n fia m mer le zèle des vrais citoyens, des
\rais amis de la Pairie et de l'Humanité ! » S<d«in, Lyeii r^ue et Pljocion sont appelés en lémoi- ^^ria«;,'e, eonforniénient aux lois de la rhétori(pie du <' inps. en faveur des réformes attendues. De vibrantes <l«claralions afïirfuent qu'avant tout, il faut se préoc- •Mqw»r des intérêts du peuple : m le salut du peuple, " >oici la loi suprême! Voilà le premier principe et
• roninie la On dernière de toul frouvernenienl juste ! ' \tn\^ ne craindrons pas de dire que les grands, que
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(♦ los rois eux-mêmes n'existent que pour le bonheur « du peuple. » Mais le bonheur des peuples doit être a\ant tout l'œuvre des rois. La Nation française proposera h Louis \Vl u les précautions n«!»cessaires pour le « préserver des surprises (jui environnent les princes », déclaration qui convient que des abus existenU el il ajoute que. pour y remédier, il faut « conserver inxio- « labiés les principes de la Monarchie »; il fait en efîel reloue de la constitution monarchique : « Nous ne déve- « lopperons pas à des Français les motifs qui doivent a lés attacher à l'heureuse forme de leur gouverne- « ment, gouvernement monarchique, le plus ancien « de tous, le plus conforme à la nature, puisqu'il lire « son origine de l'autorité paternelle; gouvernement (( le plus avantageux pour les grandes nations, par les « troubles et les discordes dont il les préserve ; gou- (t vernemeïil cher à la Religion, qui vénère en lui « l'L'nité et la Puissance de Dieu*. » C'était le langage de tons les défenseurs du droit divin, mais le moment n'était pas loin où il allait devenir inintelligible à ceuxlà même ([ui se disaient et se croyaient encore rovalistes.
Le 15 mai, M. de .lu igné fil son entrée dans la salle des ftlats-Généraux : il était en habit de chœur, el précédé d'un ecclésiastique en surplis qui portait la croix archiépiscopale. Ce cérémonial provoqua quelques murmures moqueurs sur les bancs des curés, mais on applaudit pourtant quand le Cardinal Dominique de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen, qui présidait.