I. Sicard, op. cit., il, i33-i.V
M. DE JLIONÉ KT LES ET VTS-GÉNÉl\Al'\ 87
se leva, et adressa aux députés de Paris un salut de bienvenue.
Un mois s'était écoulé depuis les paternelles exhorlalions de Tarchevéque et. après avoir annoncé que les trois ordres écarleraieiit loin d'eux tout esprit de mésintelli«fence et de rivalité, il tombait dans une assemblée qui était déjà profondément di>isée.
Dés qu'il avait été question de la vérilicalion des pouvoirs des 1.300 députés, la question s'était posée (le savoir si les trois ordres y procéderaient ensemble mi séparément. Ce point était en apparence secou- (laire, mais de la solutitm adoptée allait dépendre le <lé\eloppement ultérieur de la procédure de l'Assemblée. Délibérant ensemble, les trois ordres pouvaient (liflîcilement voler séparément, et. le vote individuel des députés une fois admis, c'en était fait de la prépondérance que levendiquaienl les deux ordres privilégiés.
11 ne numquait pas de députés du clergé qui fussent partisans de la réunion des ordres ; beaucoup pensaient que cette mesure était désirable, et déjà quelques-uns lodisaieiU. C'était non seulementla majorité des curés, mais aussi quelques évéques : Champion de Cicé. arclievé(pie de, Bordeaux, Le franc de Pompignan, arche- Noque de Vienne, Lubersac, de Chartres, Colberl-Seiirnolav, de Rodez, Chalmazel, de Coutances, du Tillet. d'Orange, s'étaient mis à la tête de ce parti *. Ce n'étaient pas certainement des révolutionnaires, mais des esprits t^nclins à la conciliation à tout prix. M. de Cicé ne dissimulail pas ses opinions : pour lui, il n'y avait pas de