‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 180 sur 364 · LA TERREUR QI · texte numérisé non relu

LA TERREUR QI

Quand la tourmente commença à se calmer. M. Le Blanc reparut et invoqua le bénéfice de la loi du I (j frimaire ; mais, pendant qu'il était caché, on l'avait porté sur la liste des émigrés, et, comme prétendu oinigré rentré, il était passible de la peine de mort: il dut se constituer prisonnier en attendant qu'il eut prouvé sa non-émigration et resta en prison de novembre 1794 jusqu'à la fin de février 1795*.

On voit que sous le régime de suspicion où les nobles et les prêtres étaient confondus avec les accapareurs, les ennemis de la Révolution et tous ceux qu'on englobait sous la qualification vague et élastique d' « indifférents à la cause républicaine », rien n'était plus facile que faire arrêter et condamner un innocent, pour peu qu'on lui voulut du mal. Deux ou six signatures au bas d'une dénonciation se trouvaient sans peine, ne fut-ce que parmi les poltrons qui voulaient se mettre à l'abri contre un semblable soupçon. La possession d'un chapelet, d'une croix, d'un bréviaire, d'une prière écrite sur une feuille volante, suffisait pour motiver une accusation de fanatisme et de « détention de signes contre-révolutionnaires ». Tout prétexte était bon. et la prestation des serments ne suffisait plus pour garantir contre ces dénonciations. On s'explique alors comment les âmes timides des jureurs avaient

du « Caffé d^ApolIon », fut interroprée le 2 nivôse, relativement à Thospitalité donnée à M. Leblanc de Beau lieu et à M. Bordes, son vicaire. Le premier n*était resté que quatre jours, du aS brumaire au a frimaire; M. Bordes avait été recueilli pondant nn mois, du a'i brumaire au a/î frimaire (F^.46o4).

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