‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 185 sur 364 · I. Ardi. ^at., F^.^Gôg · texte numérisé non relu

I. Ardi. ^at., F^.^Gôg

a. Ibid., F". '4676.

M. MILLE lOI

depuis vicaire épiscopalde Gobel, avait refusé, en brumaire,, de s'associer à l'apostasie de son évêque et de la plupart de ses collègues. Il vivait très retire dans sa maison de la rue de la Licorne, près de Notre-Dame. Le i4 pluviôse, jour où tombait la fête de la Chandeleur, il se rendit à la Conception, où il se proposait d'entendre la messe, et peut-être de la dire. La porte était surveillée par les commissaires de la section des Piques qui lui demandèrent s'il avait sa carte de civisme : ils la regardèrent et, voyant sur cette carte la qualité de vicaire épiscopal, ils refusèrent de la restituer. Privé de sa carte, M. Mille se trouvait dans les conditions les plus désagréables : n'ayant plus la possibilité de justifier de son identité, il était à la merci du premier venu qui pouvait le faire arrêter comme suspect. Il fallait recouvrer cette carte, et, profitant de ce qu'il était connu dans son quartier, il se rendit le soir même à l'assemblée de la section de la Cité : il demanda que ses concitoyens voulussent bien répondre de lui et réclamer aux Piques la carte confisquée. La commission fut faite, mais la section des Piques répondit que si le citoyen Mille désirait ravoir sa carte, il n'avait qu'à venir la réclamer en personne, qu'on en profiterait pour avoir de lui quelques explications sur divers points de sa conduite et notamment sur son abstention, le 17 brumaire, quand ses collègues avaient été déposer leurs lettres sur le bureau de la Convention. M. Mille se doutait bien que s'il se présentait à la section des Piques il se jetterait dans la gueule du loup et serait immanquablement arrêté. Il s'adressa donc de nouveau à la section de la Cité et s'expliqua sur

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