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Io8 SAINT-ROCH EN I794
interprété comme une irrévérence contre le décadi. Telle n'avait pas pu être sa pensée, disait-il ; il était ud bon serviteur de l'Etat ; ses bulletins de garde, ses quittances d'impositions montraient combien il était fidèle à tous ses devoirs civiques. Quand il parlait de l'obligation de fréquenter l'église les jours de fêle, il avait un but tout autre que celui qu'on soupçonnait : frappé de la désertion croissante des paroissiens qui s'en allaient en foule dans les chapelles des insermentés, il avait surtout voulu rappeler la nécessité d'assister le dimanche à la messe des pasteurs légitimes, c'est-à-dire constitutionnels... et c'est pour des intentions aussi louables qu'on cherchait à le faire passer pour un révolté ! — Delamarre fut guillotiné avec Gravier le 2 messidor *, et avec eux un autre prêtre de Saint-Roch, nommé Louis-Pierre Ledoux, ancien capucin, qui était demeuré le dernier pour desservir l'église. Quand on vint l'arrêter, il pensa qu'il restait des hosties consacrées dans le tabernacle ; redoutant quelque odieuse profanation, il obtint de ceux qui devaient l'emmener un sursis de quelques minutes : il alla enlever le Saint-Sacrement, consomma les saintes espèces, puis se laissa conduire en prison -.
L'abbé Pérignon avait quitté Saint-Roch pendant l'été 1793 ; il était devenu commis de son frère, homme de loi, qui l'employait à recevoir les clients dans un bureau qu'ils avaient rue du Bouloi. Une perquisition faite dans ce local et au domicile des deux frères, rue