‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 20 sur 364 · I. Sicard, op. rit.. II. i5<>, i3'i-i · texte numérisé non relu

I. Sicard, op. rit.. II. i5<>, i3'i-i

88 M. DE jrifiXK ET LES ÉTATS-GÉ>Éft \r\

réformes efficaces tant que la Noblesse et le Clcrpro auraient le pouvoir de paralyser les initiatives du Tiers. Mais rinfluence des évoques n'était pas en rapïK)rt avec leur dignité : en effet, ils apportaient à TAssembléo, avec des dispositions généreuses, une inexpérience qui rendait à peu prés inutile leur bonne volonté ; tout était nouveau pour eux aux Etats-Généraux : il ne s'agissait plus de ces réunions ecclésiastiques où l'évoque, respecté et redouté, présidait au milieu du silence ; à l'Assemblée, il n'y avait plus d'évoqués, mais seulement des citoyens (c'était admis de tous), et pour passer delà théorie à la pratique.il fallait oublier tout un passé ; le bruit, les apostrophes rendaient la parole^ difficile à des orateurs qu'on n'avait jamais interrompus (jue j)our les applaudir.

Il y avait une grosse part d'illusions chez les prélats qui étaient disposés a faire campagne eu faveur du Tiers, tout en sauvegardant les droits et privilèges de leur ordre; mais la plus vaine de ces illusions était de s'imaginer qu'on désarme des ennemis en leur faisant des concessions ; on ne fait que les exciter à poursuivre leurs attaques, et on joue le personnage ridicule du (( guillotiné par persuasion )).

V la tête du parti de la résistance, se trouvaient le cardinal de Rouen, Dominique de La Rochefoucauld, esprit nuîdiocre, les archevêques d'Aixet d'Arles, Boisgelin et Dulau. l'évéquc de Nancy, La Fare et surtout M. de Bonal, évoque de Clermont. C'est à leurs côtés que l'archevêque de Paris alla se ranger *.

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