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i3a l'abbé magnin
garçon fripier et avait réussi à s'introduire au Temple, ou on le croyait fiancé avec la fille d'un ces concierges. C'est grâce à ce subterfuge que, pouvant aller et venir dans la prison; il avait réussi à s'approcher de la reine, s'entretenir avec elle et même recevoir sa confession. Tel est au moins le récit qui s'accrédita après la Restauration, mais dont l'authenticité ne me paraît pas évidente, au moins pour les détails. Ce qui est certain, c'est que, lors du retour de la famille royale, le curé de Saint Gemiain-rAuxerrois, M. Valayer, créature de Maury, et qui, pendant les Cent-Jours, avait adhéré à Napoléon revenu de l'île d'Elbe*, fut invité à se démettre et à désigner une autre cure de Paris qu'on s'engageait à lui donner en échange. A sa place, on nomma l'abbé Magnin, qui, depuis le Concordat, avait repris rang dans le clergé de Saint Roch. C'était la Duchesse d'Angoulême qui l'avait demandé comme curé de la paroisse des Tuileries, et cela semblerait prouver que réellement cet abbé avait apporté quelques consolations à la famille royale *.
Le Père de Clorivière, ancien Jésuite, trouva moyen de se soustraire à toutes les recherches : cependant sa présence à Paris était connue ; quand furent arrêtées rue Mouffetard, les Carmélites de la rue de Grenelle, qui y étaient réunies au nombre de cinq, puis lors de leur seconde arrestation rue Neuve-Sainte-Geneviève, il fut facile de se rendre compte que ce religieux était