‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 208 sur 364 · I. Atoniteur, t. XVni.p · texte numérisé non relu

I. Atoniteur, t. XVni.p

l44 LA. FÊTE DE l'ÊTRE SUPRÊME

prépondérance pour faire passer la substance de leurs théories dans la Constitution civile du clergé. — La Convention, avec plus de docilité que de conviction, avait voté tout ce que Robespierre avait voulu : un décret avait sanctionné Timmortalité de l'âme et accordé à Dieu un <c certificat d'existence ».

Des fêles grandioses furent célébrées avec chants et poésies*. Chénier, le faiseur de couplets des fêtes de la Raison, avait été mis de côté comme suspect au Maître et ce furent les vers d'un inconnu, Desorgnes, qui furent mis en musique par Gossec-. La partie décorative avait été confiée au peintre David ; malgré son grand talent, l'artiste ne tira pas grand chose de ce thème ingrat. Dans le jardin des Tuileries, où était réunie la Convention et que remphssait une foule énorme, on voyait sur un bûcher la statue colossale de l'Athéisme; Robespierre, vêtu de son habit bleu, un bouquet de fleurs à la main, prononça un discours de circonstance, puis on lui pré.senta une torche allumée, et il mit le feu au bûcher; en s'écroulant, l'image de l'Athéisme laissa paraître celle de la Sagesse « qui se montra au peuple, dit le ilfomï^iir. dans tout son éclat, w mais quelques spectateurs prétendirent au contraire qu'elle était fort noircie par la fumée. David sera mieux inspiré quand il aura k régler le cérémonial du sacre de Napoléon.

Les Conventionnels avaient escorté Robespierre aux fêtes de TF^tre-Suprême comme ils avaient suivi Chau*

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