‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 211 sur 364 · Aulard, Histoire politique de la Révolution, p. 5a · texte numérisé non relu

Aulard, Histoire politique de la Révolution, p. 5a

RÉACTION THERMIDORIENXE

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Pendant la seconde période de réaction anti-jacobine ^ les mises en accusation se multiplièrent; les prisons évacuées par les victimes de la loi des suspects se remplirent de nouveau ; la Garde nationale de Paris fut réorganisée de façon à en exclure les hommes de désordre et le club des Jacobins fut fermé. Carrier, mis en accusation le 4 frimaire (a4 novembre), fut condamné et guillotiné le 26 (i6 décembre). Fouquierïinville vit à son tour arriver l'heure de l'expiation <7 floréal-i6mai 1795). Les 73 députés proscritsleSi mai et incarcérés en octobre, furent élargis et rentrèrent à la Convention pour grossir le parti modéré (î8 frimaire, an m, 8 décembre 1794); enfin, les anciens Girondins mis hors la loi furent rappelés le 18 ventôse (8 mars 1795), et, parmi eux, Louvet, Isnard et Lanjuinais^.

On voit que les succès relatifs du parti modéré ne se produisirent que par soubresauts, et furent interrompus par des retours offensifs de l'esprit jacobin, retours souvent provoqués par les fautes des modérés ou par les manœuvres plus bruyantes qu'adroites de certains agents royalistes. De bonne ou de mauvaise foi, on rendait les hommes d'ordre solidaires de ces agitations, et les violences auxquelles se livraient les w tuMSca-

I. L* Assemblée paraissait alors revenue d'une partie de ses prcju'^és anti-religieux et manifestait quelque déférence pour l'Eglise. Le 16 avril, jour de Pâques 1795, Tordre du jour Ataenait la discussion d'un projet de loi sur les colonies ; cette discusj>\on fut ajournée « parce que Tévèque Grégoire, membre de la Commission, disait la messe pontificalement. » (Du journal I^ Vedette, du lâ germinal).

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