‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 22 sur 364 · I. Darcsie, op. cit., Vlî · texte numérisé non relu

I. Darcsie, op. cit., Vlî

7. CV»l la maison conU^io à IVfïliso do Saînl-Lniiis, cathédrale artiiplle, qui a servi dft palais épiscopal jusqu'à la fin du ré*rinie concordataire.

()2 M. DE jrir.MC \ L ASSEHBLËE

la maison de Saint-Louis, qui ne larde pas à être entourée par les nnanifestants ; on ne parle de rien moins que d'enfoncer les portes, et l'intervention do soldats est nécessaire pour dissiper l'attroupement*.

Le lendemain l'archevêque recevait de quelques membres de l'Assemblée des avis officieux : « on espé- « rait que les réflexions sérieuses que cette aventure « avait dû lui faire faire le détermineraient à prendre « le sage parti de se rendre aux Communes 2. »

Otte mise en demeure présentée sous la forme d'un conseil respectueux produisit son effet, et le 16 juin, M. de Juigné faisait son entrée dans la salle du Tiers- Fllat, en compagnie de rarchevéque de Bordeaux. — u Messieurs, dit-il, l'amour de la paix me conduit « aujourd'hui au milieu de celte auguste assemblée. tt Agréez, Messietirs. l'expression sincère de mon entier « dévouement à la Patrie, au service du Roi, et au « bien du Peuple. Je m'estimerais trop heureux si je « pouvais y contribuer aux dépens de ma vie. Puissé-je (( concourir à la conciliation nécessaire, et que j'aurai « toujours en vue ! Heureux si la démarche que je fais « en ce moment peut contribuer à cette conciliation « qui sera toujours le but de mes vœux ! >»

Le président Bailly lui adressa cette réponse 011 transparaissait l'expression d'un reproche: « Monsieur,

!. Delarc, Histoire (le V Eglise de Paris pendant la Rth^olulion^ 1. i'i3-i'ir) (d'apri's d'IIosmivy d'Aiiriboaii, Mêmoin^ pour servir à Vhistoire de la persi^culion française). — R. (IU'gui(»r), Histoire du clergé de Fraiwe fieniianl la HihsoUition, \, 18-19.

a. \je (Jrpiit4< breton (>>roUer w. vaiiU d'avoir <*U* un de ca^s donneurs de conseils (Delarc, i, i'\h).

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« l'Assemblée s'applaudit de votre présence. 11 y a « Umgteinps que nos vœux se portent particulièrement « A ers vous ; et l'acte de paix et d'union que vous a faites est la dernière couronne qui manquait à vos « vertus *. »

Cette capitulation précédait de \ingt-quatre heures celle du roi, et n'y fut peut-être pas étrangère. 1^ '17, nne lettre royale enjoignit aux derniers dissidents des deux premiers ordres de se réunira leurs collègues. On crut que l'accord était définitivement rétabli.

Le iU Juillet,

ÎAi tranquillité ne devait cependant pas durer lf)nglemps, et la défiance subsistait entre les deux partis en présence ; l'échec subi par les volontés royales avait augmenté le mécontentement des défenseurs du principtî autocratique, et, par suite, le crédit de ceux des courtisans qui poussaient à la résistance. Sous celle influence, on vit arriver quelques régiments aux environs de Paris ; il commençait à être question du transfert de l'Assemblée dans unoille de province : Soissons, Noyon ou Compiègne, où elle eut été soustraite à l'influence turbulente de la capitale : isolée et entourée do troupes, elle n'avait plus qu'à céder ou à disparaître. Tous ces projets étaient connus à Paris ; les commentaires échauffaient les télés et préparaient les résolutions extrêmes. C'est dans ces dispositions que Paris apprit,

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