IQO RÉUNIS PAR QUI
lionncl qui avait choisi ses représentants en la personne de Grégoire et consorts ? qui les avait investis d'une sorte de dictature pour parer aux éventualités nouvelles et rétablir ce que le régime terroriste avait bouleversé ? Il n en est rien, car l'épiscopat constitutionnel n'était plus alors qu'une fiction, el que la | Constitution civile était détruite. Sur 82 évêques siégeant en 1792, 10 étaient morts, dont 6 sur Téchafaud : ! 24 avaient apostasie, dont 9 étaient mariés ; 24 avaient j déclaré renoncer aux fonctions ecclésiastiques et avaient livré leur lettres ; 24 étaient sortis à peu près inliicls | de la crise, ou, s'ils avaient livré leurs titres ecclésiastiques, ce n'était qu'après un long et déprimant emprisonnement ^ En tout cas, ces rares survivants du nau- j frage, dispersés, découragés, abandonnés par \e\iT< prêtres, dédaignés par les fidèles, ignorés systématiquement par les autorités civiles quand il y avait quelque faveur à espérer, mais surveillés de très prè> quand ils voulaient user de leurs droits de citoyens, n'avaient aucun crédit, aucune autorité, et plusieurs tremblaient encore en pensant que la Terreur pourrait bientôt recommencer. Etrangers au mouvement des idées, annihilés dans leurs volontés, dépourvus de j moyens matériels et surtout de la confiance en soimême nécessaire pour commander aux autres, ils se ^ voyaient, pour la plupart, incapables de reprendre | leurs fonctions, et à plus forte raison de créer cet organisme central qui aurait tenu ses pouvoirs de tous pour travailler au bien de chacun.
i. Pisani, Répertoire,^ pp. 32-33.