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LE PIŒSDITTEIIE DE PARIS I

désigné sous le nom de <c presbytère >> en souvenir d'une antique institution. Les constitutionnels, dans leur prétention do ramener « les beaux jours de la primitive église », avaient un faible pour les vieux noms et les donnaient aux choses nouvelles dans l'espoir de les rendre plus vénérables. Quoi qu'il en soit du mot un peu pédantesque, on établit à Paris un conseil supérieur du diocèse et il nous faut nous arrêter un moment sur cette création *.

L'assemblée constitutive fut tenue le 3i mars 1795. mais non sans avoir donné lieu à de nombreux pourparlers ; elle eut lieu dans la maison de l'un des organisateurs, M. Clausse, curé de Saint-André-des-Arcs *. Elle ne comprenait que quatre membres : M. Clausse, le curé de Saint-Paul (M. Brugière), le curé de Saint- Séverin (M. Le Blanc de Beaulieu) et un jeune prêtre nommé Augustin Bailliet. Nous avons déjà eu l'occasion de faire connaissance avec les trois premiers : nous avons relaté les circonstances de leur emprisonnement pendant la Terreur. Augustin Bailliet était un jeune prêtre en ce sens qu'il avait été ordonné par Gobel en 1793, mais ce n'était pas un jeune homme : il était né en 1749, ce qui lui faisait environ 46 ans.

1 . Le registre des délibérations du « Presbytère de Paris » est conservé dans les archives de M. Gazier ; il forme un gros volume qui contient le procès-verbal des séances depuis le 3i mars 1795 jusqu'au 3 novembre 1801, avec une lacune de onze mois (du aa février 179O au 3o janvier 1797). Nous aurons souvent Toccasion de nous reporter à ce précieux document.

2. M. Clausse habitait le presbytère de son ancienne paroisse, situé rue du Cimetièrc-Saint-Ândré-des-Arcs, actuellement rue Suger.

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