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LES QUINZE EGLISES

Sainl-Germain-rAuxerrois, Saint-Mcolas-des-Champs. Saint-Merry, Saint-Gervais, >olre-Dame, Saint-Thomas-d'Aquin, Sainl-Sulpice, Saint-Jacques-du-Haut- Pas, Saint-Médard et Saint-Etienne-du-Mont. Cela faisait bien douze églises pour dou^e arrondissements, mais il y en avait trois pour le 12' (Sainl-Jacques. Saint-Médard et Saint-Etienne), et deux pour le 9' (Sain l- Gervais et Notre-Dame) ; il n'y en avait aucune pour le r% le 5* et le 8*. Une disposition complémentaire du 3o Prairial répara cette omission en concédant au cult^ catholique Saint-Philippe-du-Roule (i"), Saint- Laurent (5') et Sainte-Marguerite (8').

Comment avait été dressée la liste des églises à rouvrir ? Je n'ai pas pu le savoir, mais cependant il paraît douteux que les évêques réunis n'aient pas été appelés à donner leur avis. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les trois curés qui avaient pris l'initiative de la création du Presbytère se trouvèrent exclus de la faveur administrative et que Saint-Paul, Saint-André-des-Arcs et Saint-Séverin restèrent fermés.

Les églises devaient être remises par le département aux citoyens qui en feraient la demande oflicielle. Nous possédons les pétitions originales qui furent présentées pour obtenir la jouissance de Saint-Etienne-du- Mont et de Notre-Dame. Ce ne sont pas seulement les membres de la société responsable qui signent, mais tous les fidèles de bonne volonté s'inscrivent à la suite : pour Notre-Dame, il y a 66 signatures ; pour Saint- Etienne, près du double.

La restitution des églises commença dès que la loi eût été promulguée; pendant le mois de messidor

RENDUES AU CULTE 2l3

(juin-juillet) on rouvrit Saint- Germain -TAuxerrois (le 2), Saint-Euslache (le 4), Saint-Philippe (le 9), Saint- Roch (le II), Saint-Jacques (le 12), Sainte-Marguerite et Saint-Etienne (vers le milieu du mois), Saint-lliomas (le 27), Saint^Merry (le 3o), et au commencement de thermidor Saint-Gervais *. Pour Notre-Dame, Saint-Nicolas, Saint-Sulpice, Saint-Laurent, il y eut des retards ; d'abord, ces églises n'étaient pas immédiatement disponibles, ayant été employées comme magasins. Notr^ Dame servait de dépôt aux vins réquisitionnés et confisqués pour les besoins des hôpitaux. Nous verrons bientôt que l'église cathédrale fut rouverte le i5 août, et nous aurons à étudier le conflit qui se produisit à ce sujet entre les « Réunis » et le Presbytère. A Saint-Nicolas-des-Champs, comme à Saint-Roch, ce fut le curé insermenté qui rétablit le culte, mais, pendant qu'à Saint-Roch M. Marduel avait obtenu sans difQcnl tés la restitution de son église, M. Parent, à Saint-Nicolas, eut longuement à batailler avec le constitutionnel Golombart, personnage des moins respectables, sur le compte duquel nous aurons à revenir tout à l'heure. A Saint-Laurent, il y eut aussi des difficultés dont il nous faudra étudier les curieuses péripéties. A Saint-Sulpice enfin, ce fut le curé constitutionnel qui obtint l'église et M. de Pancemont dut rester dans les chapelles que son clergé desservait depuis quatre ans. On avait proposé aux deux curés de Saint- Sulpice de leur partager la jouissance de l'église : l'un aurait officié dans la nef et l'autre dans les bas-

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