‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 25 sur 364 · LA ?IUIT DU 4 VOLT · texte numérisé non relu

LA ?IUIT DU 4 VOLT

dues. Dans les jours qui suivirent, des mesures plus raisonnées régularisèrent ce que le geste du 4 août avait eu d'incohérent dans sa théâtrale improvisation. En ce qui concerne le clergé, on transforma en suppression pure et simple le rachat des dîmes, sans prendre garde que ces 70 millions de rente, que le clergé abandonnait, allaient profiter non aux pauvres, mais aux propriétaires dont les terres étaient grevées de celte redevance. Nul n'en bénéficiait qui ne fût propriétaire, et seuls en tiraient un profit important, ceux qui avaient beaucoup de terres au soleil. Les vainqueurs de la Bastille avaient tiré les marrons du feu, mais c'étaient d'autres qui les mangeaient.

M. de Juigné avait pris la parole pendant la nuit célèbre, et c'est par sa bouche que le clergé avait renoncé à ses droits fonciers. Il semble être reste quelque temps sous l'influence de l'enthousiasme quelque peu irraisonné qui avait tourné toutes les têtes. ÎNon seulement il prescri\it le i4 août qu'un Te Deum serait chanté à Notre-Dame *, — après tout Louis XVI en avait fait chanter un à Versailles, — mais il l'annonça dans un mandement qui reflète bien l'état d'esprit de la plupart de ses contemporains.

(( O époque à jamais mémorable dans l'histoire de (( la Nation ! Que n'avez-vous pu être témoins, mes « Frères, de ce qui s'est passé le 4 de ce mois dans « l'Assemblée Nationale! Avec quelle Reconnaissance « vous auriez vu les représentants de tous les ordres.

I. U\ niaiidcmcnl qui ordonne ce Te Deum ost ivproduil daii< le Journal ecclésiastique, sepl. i7i5t|, SO-^;.

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