LES CATHOLIQUES RENDUS RESPONSABLES
atteindre les innocents avec les coupables, et qu'il suffisait de poursuivre « en vertu des lois existantes » ceux dont la conduite serait répréhensible ^ Lanjuinais, toujours sur la brèche quand il s'agissait de défendre la liberté, montra combien il était imprudent d'exaspérer des citoyens inoffensifs : c'était le moyen « d'échauffer le fanatisme et de préparer la guerre civile. » — u II serait temps, ajouta-t-il, de cesser de former une classe particulière avec les prêtres... c'est la persécution qui a soulevé un trop grand nombre d'entre eux contre la République et les lois 2 ! » Mais l'accord ne se faisait pas et Lanjuinais voyait ses courageux discours interrompus par les murmures de ses collègues. Barras prit la parole pour se rallier aux solutions les plus rigoureuses ; il invita la Convention <( à se montrer terrible ! » — « On se croirait, disait le journaliste Perlet, retourné avant Je 8 thermidor». Dans la discussion reprise le 20 fructidor, Ysabeau réclama l'exécution impitoyable de la loi de déportation : l'article 3 donnait trois jours aux prêtres pour se mettre en règle avec les serments, et, passé ce délai, tout contrevenant devait être arrêté, même s'il n'avait exercé que dans une maison particulière ; l'article 4 portait que quiconque aurait donné asile k un prêtre déportable serait également poursuivi 3. Cette loi fut votée. Perlet avait raison : on en revenait à la Terreur.
Et maintenant que nous avons dit avec queUe p^^-