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I. Arch. Nal. F" III. Seine

354 LA FÊTE DE NOËL Eîf 1796

désappointement qu'ils ne réaliseraient pas les profils sur lesquels ils avaient compté et qui étaient d'autant plus impatiemment attendus que les aflaires allaient plus mal. Mais le mécontentement était plus vif encore chez les bons chrétiens empêchés de satisfaire leur dévotion, et on parla de résistance.

Un rapport de police du a 3 décembre annonce que « les citoyens composant la commission administni- « live du culte catholique qui s'exerce dans l'église « Sainl-Merry, ontdit qu'ils prétendent, permission ou « non, faire célébrer la messe de minuit, et ils en ont M averti les agents nationaux des sections environ- « nantes ^ » Cette précaution montre qu'il ne s'agissait pas de quelques ténébreux complots, car devrais conspirateurs se seraient bien gardés de mettre la police dans la confidence de leurs projets. Quoi qu'il en soil. le Ministre parut singulièrement ému de cette communication : sur-le-champ, il écrit au Bureau Central de police : « Veillez demain sur Saint-Merry ; empêchez « surtout la messe de minuit ; redoublez de surveillance (( et assurez la tranquillité publique par votre zèle^ î «> et, prévoyant que, passant par dessus sa tête, les catholiques sont capables de demander à l'administration du département l'autorisation qu'il leur refusait, il adresse à cette administration la lettre qui suit : « Je « suis positivement instruit que les catholiques de « Sainl-Merry veulent faire, dire la messe de minuit « demain : je me suis fortement prononcé contre ce

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