RAPPORTS DE POUCE
« ans ^ » Certains rapports de police font la même constatation, mais avec une mauvaise humeur nwl dissimulée : « Les sacerdociens enragent des mesures « prises pour assurer l'exécution des lois : ils dissé- « minent les contes les plus ridicules et les phi> « absurdes pour corrompre l'esprit du public ^ » ; Il serait intéressant de connaître le détail de leurs accusations, mais ils ne les précisent pas, ce qui nous dispense de les discuter. Ces rapports nous fournissent cependant un renseignement des plus utiles en nous donnant une liste des édifices ouverts au culte à la date du 25 décembre 1795 3. C'est le premier recensement officiel que nous possédions depuis la Terreur, el. quoique incomplet, il nous permet de nous rendre compte des progrès qui s'étaient accomplis. Je re>iendrai au chapitre suivant sur l'histoire particulière do chacune des églises et chapelles de Paris pendant celte période, et j'en donnerai alors la liste ; nous ne rclhcrons pour le moment que les chiff'res. Outre les 1 5 églises restituées en vertu de la loi de prairial, la police connaissait à cette époque 36 autres « lieux de culte», ce qui ferait 4i ; mais ce n'est pas tout : plusieurs chapelles, commecellesque M. de Pancemont avaient installées quand les ex-constitutionnels avaient été réintégrés dans l'église paroissiale, étaient tellement connues et fréquentées qu'il est impossible qu'elles aient été omises dans le rapport autrement que par inadvertance; on connaît une dizaine d'oratoires existant dans