‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 263 sur 364 · I. Arch. Nat. BB3 8'4. Rapport du 17 ventôse · texte numérisé non relu

I. Arch. Nat. BB3 8'4. Rapport du 17 ventôse

a. Michaud, Biographie universelle. — Archives lu CoHcge df France. Jo dois remercier M. Picavct qui a eu ramabilité de mettre à ma disposition les registres de délibéra licms du Conseil des professeurs.

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Un autre oratoire fut l'objet, dès le mois de janvier 1796, des rigueurs du gouvernement. Il était établi rue du Temple, dans une maison qui porte aujourd'hui le n' 106. L'hôtel de Cérilly, autrefois d'Epernon, avait été confisqué pendant la Révolution, par suite de la condamnation de ses propriétaires : Jean-François Mégret de Cérilly, trésorier-payeur général des guerres et Jean-Marie Mégret d'Etilly, guillotinés l'un et l'autre le 21 floréal an 11 *. L'hôtel, vendu comme bien national, avait été loué en grande partie par un individu nommé Bosse qui exerçait la profession de prêteur sur gages, et on désignait cette maison sous l'appellation de « Lombard Cérilly » pour la distinguer de plusieurs autres u lombards » établis dans les environs ^ ; le quartier était déjà recherché, parait-il, par cette industrie et l'est encore, puisque le siège central du M ont-de-Piété est maintenant à deux pas, dans l'ancien couvent des Blancs-Manteaux. Au fond du terrain de l'hôtel Cérilly, se trouvait un corps de bâtiment ayant sa façade sur la rue Saint-François (aujourd'hui Debelleynic) et, dans un grand rez-de-chaussée voûté qui existe toujours 3, Tabbé Frasey, ancien vicaire insermenté de Saint-Jacques-la-Boucherie, avait établi une

I. La au, revue du /|* arrondissement, art. de M. F. Contet <n* de janvier 1909).

a. Renseignements fournis par M. Beaurepaire, de la Biblio- Uièque Saint-Fargeau.

3. Je dois exprimer mes remerciements à Madame GuiUard, directrice d*un cours de jeunes fiUes installé dans ce bâtiment : c*cst eUe qui m*a fait visiter le local du rez-de-chaussée qu'on appelle encore aujourd'hui a la chapelle » bien qu'elle ait depuis longtemps reçu une autre destination.

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chapelle qu'il desservait avec quelques confrères et qui paraît avoir existé même avant la loi qui autorisait la publicité du culte. L'emplacement était ingénieusement choisi, car, dans le va-et-vient des clients du « lombai-d », les personnes qui allaient à la chapelle pouvaient plus aisément passer inaperçues. Ce qui attira l'attention de la police, c'est que M. Frasey avait pour collaborateurs quelques jeunes ecclésiastiques, soumis par leur âge à la réquisition militaire : une fois sur la voie, les agents découvrirent l'existence d'un groupement religieux ; un rapport de police du 4 pluviôse (24 janvier 1796) nous apprend l'invasion de l'oratoire : « L'arrestation faite hier, maison Cérilly. « de quelques prêtres réfractaires, ainsi que de jeunes (( gens de la première réquisition a été approuvée par (t les uns, qui la regardaient comme une mesure sage, « tendant à détruire le fanatisme et à couper racine (( aux anciennes guerres de religion ; d'autres disaient « au contraire que, le culte étant permis, chacun est « libre de s'attacher à tel prêtre qu'il voulait et que la « persécution suscitée contre eux n'était autre chose c( qu'une résurrection de la Terreur ^ . »

Cette impartialité n'était pas ordinaire dans les rapports de police, plus souvent malveillants qu'équitables. Déji\ en frimaire, les « ci-devant Sœurs Grises » étaient dénoncées comme « inspirant aux enfants « qu'elles élèvent la plus grande aversion pour le c( Corps Législatif et le Directoire. » — « Si tôt qu'un (( enfant se permet d'en parler en bien, il est aussitôt

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