Ibid. F7, /i775.9. — Pisani, Répertoire
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l'élection de Versailles, Grégoire et les évêqiies «i réonis )> l'avaient déclarée nulle, pour inobservatioti des canons, et peut-être aussi parce qu'ils considéraient Clément comme un personnage encombrant, maladroit et compromettant. Clément dut faire recommencer l'élection quelques mois plus tard et n'arriva à se faire sacrer que le 13 mars 1797, alors qu'il avait 80 ans. Mais il n'en est pas moins vrai que, si invalide que fût soi! élection. Clément s'était donné la satisfaction de se promener en évéque dans les rues de Livry, au risque d'attirer les rigueurs de la justice sur un malheureux ecclésiastique, qui, lui, était absolument inaccessible à l'amour des grandeurs. Cet te affaire singulièrement enflée par l'ineptie de la police secrète, fournit la matière de plusieurs rapports qui appellent la rigueur des lois sur le fanatisme, alors qu'il ne s'agissait que d'un pauvre homme un peu trop vaniteux *.
Le 31 germinal, le Bureau Central constate que les oratoires se multiplient avec une rapidité inquiétante-. En réponse à ce rapport, le Ministre de la Police réclame, le 39 germinal, a un tableau des édifices a publics et particuliers employés à l'exercice des a cnlles... On doit y annexer les noms, âge et signale-
I. Arch. Nal. F" IH. Seine, ig. Bureau central, 17 ventôse. — Police secrète, n vetotôse. AF*" 147S,
j. Ibid. F" in. Seine, 18. Bureau central, ih germinal : m Hier le» églises étaient bien remplies. On dénonce des prédications fanatiques». — Du ai fTorminal : « Les oratoires se moltiptieal d*unc façon contraire à la loi ». Le Bonhomme Richard (10 fructidor an III) disait déjà : (ç. Ceux qui disant que .la religion est détruite n*ont qu'à venir à Paris, qu'on prendrait pour ud grand couvent de capuciiis ».
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i( ment des ministres desdits cultes qui ont rempli les « formalités exigées pour exercer par la loi du 7>eQdéu miaire, ainsi que leurs demeures. » Pour donner à cette enquête .le caractère d'une mesure de sûreté publique, il est ordonné aux municipalités de faire le même relevé pour « les maisons garnies, auberges, « nourrisseurs,caffésf«ic), cabarets... »
L'enquête prescrite fut faite dans les premiers jours de floréal : elle forme un assez gros dossier qui est aux Archives nationales sous la cote F^ 7i3i ^. M. Ludovic
I. L*cnqiiéte se compose de douze cahiers, correspondant aux douze arrondissements ; il manque seulement le rapport de la section du Gros-Caillou, dans le X* arrondissement, ainsi qu'il est expliqué dans la lettre d^envoi de li municipalité.
n semble que trois de ces cimiers et la moitié d*un quatrième soient les originaux reçus par le Bureau central. Ils sont de quatre écritures différentes, toutes assez mauTaises, qu'on preodrait pour celles d'enfants, de vieUlards ou d'îUeUrés. Les autres cahiers sont des copies faites d'une écriture élégante, ferme et généralement très lisible ; je suppose qu'il a fallu faire ces copies parce que les originaux n'étaient pas présentables. En effet, pour quelques quartiers, des noms sont estropiés, parce que le copiste n'est pas arrivé à les déchiffrer.
En général, U a été répondu aux questions posées d'une manière incomplète ; ceux qui ont eu à rédiger les réponses ont été déroutés par l'extrême multiplicité des renseignements à fournir. Ici on indique, avec le nom, les prénoms, l'âge et le lieu où chaque prêtre a dit exercer. — Autre part, il manque les prénoms, presque partout l'Age ; par contre, le rapport d'une des sections du rX' (Ile Saint-Louis) entre dans des détails longs et superflus, mais bien curieux, sur les divers serments prêtés par quelques prêtres. — Enfin, quatre municipalités (I'% Vl% Vli% X') se bor^ sent à dénombrer les ecdésiastiques qui ont fait la déclaration, mais passent systématiquement sous silence ceux qui n'exercent pas ou ont dit ne pas exercer, ce qui n'est pas la même chose. Dans trois arrondissements (Vl% VIll- et X') l'enquête parait avoir