‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 288 sur 364 · I. Arch, nat. F** HI. Seine · texte numérisé non relu

I. Arch, nat. F** HI. Seine

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signature au-dessous du nom de son candidat préféré. Charfoulot eut i8 voix et Fernbach 54, dont la sienne, et fut proclamé curé de Saint-Philippe ^.

Gomme curé, Fernbach fit preuve de beaucoup de savoir-faire. En face de l'administration civile, il sut être prudent, tout en restant à cheval sur ses droits. C'est ainsi qu'après la loi de vendémiaire, il s'avisa que sur le fronton de son église on avait inscrit du temps de Robespierre : « Le peuple français reconnaît l'être suprême et l'immortalité de l'âme ». Il prétendit qu'il y avait là un signe extérieur prohibé par la loi et «n exigea la suppression 2.

Son clergé se composait de deux prêtres : l'un cidevant capucin, nommé J. F. Paris, était un ancien vicaire constitutionnel de la paroisse. Apres la Restauration, il entra chez les missionnaires de France, fit beaucoup de bien par ses prédications et mourut en 1821, à l'âge de 85 ans. L'autre avait été dominicain; il se nommait François Dérobe, et avait eu son heure de célébrité en 1789, quand il avait mis le couvent de Toul en révolte contre son prieur 3. Après avoir largement donné dans le mouvement révolutionnaire, il s'était assagi ; il vécut encore quarante ans, en remplissant les fonctions de curé dans diverses paroisses des environs de Paris*.

I. La fcuUle dont je viens de parler est aux archives de la paroisse Saint- Philippe du Roule.

3. Archives de la Seine. D. 3557. (Cité par Grenle, op. cit., p. 31 a).

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