‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 289 sur 364 · SAINT-PHILIPPE-DU-ROULE · texte numérisé non relu

SAINT-PHILIPPE-DU-ROULE

Nous n'avons pas dit quelle était la position prise par le curé de Saint-Philippe vis-à-vis de rautorilé ecclésiastique. C'est qu'en effet cette position est assez difficile à définir. Son titre de curé, M. Fernbachle devait uniquement à une élection dont la canonicilé était pour le moins contestable. D'autre part, le Presbytère constitutionnel paraît avoir été toujours étranger à sa nomination et à son maintien ; et en tout cas. il ne lui accorda pas cette approbation que sollicitaient, quand ils étaient élus, les nouveaux pasteurs constitutionnels. Nous sommes donc autorisés à conclure que M. Fembach resta, pour les débuts, absolument indépendant, ne demandant confirmation et pouvoirs à personne et gouvernant son église sous sa propre responsabilité. Cependant, le temps n'ét^iitpas éloigné où M. Fernbach allait se rapprocher des vicaires généraux de son archevêque légitime. 11 le fit en 1796, car nous voyons l'évêque de Saint-Papoul, M. de Maillé, donner cette année-là la confirmation à Saint-Philippe. C'esl le signe évident que la réconciliation s'était opérée et que M. Fernbach était rentré dans le droit chemin *.

I. En 1798, M. Fembach, dénoncé comme rétracté, fut emprisonné au Temple. En 1803 il fut maintenu dans sa cure et l'oc eu pa jusqu'en 181 4*. à cette date, il fut transféré à la cure de Notre-Dame-des-Vicloires, et les archives de Saint-Philippe nou< apprennent combien il fut reg^retté par ses paroissiens. H mourut du choléra en i83a. On voit, à la sacristie de Notre-Dame des Victoires, un beau portrait de lui : on a peine, en admirant cette figure vénérable, à s'imaginer que c'est là le religieux révolutionnaire et le prêtre dévoyé qui pendant la Terreur a^^ît étô bien près d'une chute irréparable.

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