‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 290 sur 364 · LA MADELEINE · texte numérisé non relu

LA MADELEINE

La Madeleine. — En 1791, l'église de la Madeleine avait pour curé le vénérable M. le Ber, qui refusa le serment, et sut maintenir parmi ses principaux collaborateurs le respect de la loi ecclésiastique. Emprisonné en août 1793, il fut massacré à Saint-Firmin le 3 septembre. Son successeur constitutionnel fut Dominique Picavez ; ce fut à lui que s'adressa la Commune de Paris pour enterrer dans son cimetière paroissial le corps de l'infortuné Louis XVI K Dans le clergé qu'il s'était choisi, la Terreur ne trouva que des âmes faibles et disposées à toutes les bassesses. Le curé abdiqua en 1793 et on ignore ce qu'il est devenu*. L'église ellemême, qui était située au coin de la rue d'Anjou et de la rue de la Ville-l'Evêque, avait disparu ; dévastée, elle fut mise en vente et démolie. C'est dans la chapelle voisine des Bénédictines que s'ouvrit, en 1790, un oratoire desservi par deux prêtres : l'un était l'ancien capucin Dussart, vicaire constitutionnel de la paroisse ; l'autre, nommé Pierre Portalier, avait été curé dans le diocèse de Montpellier 3, où il s'était signalé parles excès de son jacobinisme. Revenu à de meilleurs senti-

Page 1