‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 291 sur 364 · I. Arch. Nal. D" 377. — Fi · texte numérisé non relu

I. Arch. Nal. D" 377. — Fi

a. M. Picavez disparait en brumaire an il, et l'année suivante adresse une réclamation relative à la restitution de divers objets servant au culte. (F*^ 11 11).

3. Il ne faut pas confondre Pierre Portalier avec son homonyme Pierre Portallic, ancien religieux augustin de Paris, qui était devenu vicaire épiscopal de Faucliet à Bayeux, et que Fauchet lui-même avait été obligé d'interdire à cause de ses désordres : Celui-ci, cédant aux bons conseils d'un de ses anciens confrères, obtint, en i8o3, d'être relevé des censures qu'il avait encourues (Arch. Nat. AF" 1898). Quant au Portalier de la Madeleine, il avait été curé, de Montfcrrier, dans l'Hérault. .

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ments, il dirigeait Toraloire de la Madeleine sans paraître cependant se douter qu'il y avait une autorité supérieure avec laquelle il devait se mettre en règle. Nous verrons toutefois que cet ex-jacobin célébra en 1796, 1797 et 1798 un service anniversaire de la mort de Louis XVI, ce qui lui vaudra d*être déporté à l'île df Ré*.

11 semble que, dans un quartier dont la population était peu portée vers les principes constitutionnels, cet oratoire d'assermentés n'ait jamais réuni un grand nombre de paroissiens. Les offices étaient plus sui>iscf Saint-Roch chez M. Marduel, à Saint-Philippe, quand M. Fernbach se fût rétracté et surtout dans l'église de^ Capucins de la Chaussée-d'Antin.

Sai?ît-Louis-d'Antin. — J'ai déjà eu roccasion dc dire qu'en 1789 l'ordre le plus florissant était celui de> Capucins. J'ai essayé d'expliquer pourquoi le clergé assermenté avait pu recruter parmi ces religieux de nombreux collaborateurs 2. Poussés par le désir de se dépenser pour le salut des âmes, mais assez mal préparcs aux luttes de la vie séculière, beaucoup de Capucins s'étaient enrôlés sans scrupules dans le nouveau clergé paroissial ; la Madeleine en avait reçu six, Saint- Roch cinq, et, quand vint l'heure de la catastrophe, leur inexpérience succomba ; plus d'un se laissa rouler sur la pente au bout de laquelle était le précipice.

Parmi les supérieurs, au contraire, il se trouvait des

1. Victor Pierre, La déportation sous le Directoire, p. aa4. a» L'Eglise de Paris et la Révolution, t. I, p. 147.

saint-louis-d'a^tin Soi

hommes de sens plus rassis, mieux armés pour le combat et qui ne s'étaient pas laissés séduire par l'illusion réformatrice. Le provincial, Nicolas-Thomas Bataille (P. Zenon) et le définiteur Jean-Baptiste Bonier (P. Raphaël) étaient restés unis dans la résistance aux nouveautés, gardant avec eux un groupe de confrères qu'ils avaient su prémunir contre les faiblesses dont tant d'autres n'étaient pas restés exempts. Bien au courant des besoins religieux et moraux de la population du quartier qui s'était récemment formé autour de la Ghaussée-d'Antin, le P. Bataille résolut, dès qu'il en vit la possibilité, d'ouvrir au culte l'ancienne église de son couvent, située rue Caumartin, n" 797. Il ne fut pas difficile de s'entendre avec l'acquéreur et, dès le 5 germinal an IIl (26 mars 1796), l'oratoire Saint-Louis commençait à être fréquenté par les fidèles, sous les conditions imposées par la loi du 3 ventôse.

Les auxiliaires du P. Bataille, au nombre de 8. n'étaient pas tous des Capucins. Nous y trouvons M. Leclerc du Bradin, chanoine de Saint-Etienne-des- Grés, qui, en 1787, avait été nommé à la cure deSaint- Cloud par le chapitre collégial de cette ville, collateur des cures de Saint-Cloud, Garches el Marnes. Administrateur habile, M. Leclerc du Bradin sut vivre en bons termes avec les chanoines, ce qui n'avait pas été le cas de tous ses prédécesseurs ; il s'occupa de l'achèvement de la nouvelle église paroissiale, pour laquelle la reine Marie- Antoinette avait donné 800.000 livres. En 1791, il refusa le serment et se retira à Paris, Chaussée des Martyrs, où il habitait encore en 1790, quand il se proposa à M. Bataille pour l'assister dans

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