Arch. Nat., AF** igiu 3. Ibid., F
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furent mis en arrestation, mais un autre, qui était déjà enfermé à Bicétre, fut ramené à Saint-Lazare pour partager la captivité de ses confrères, et si les trois derniers ne furent pas inquiétés, c'est qu'ils étaient mariés et qbe la section pouvait se croire édifiée sur la sincérité de leur civisme. Le .3 pluviôse, on incarcéra également la sœur de M. Desforges, âgée de quatre-vingtun ans et sa nièce, qui en avait quarante-cinq. La détention du curé se prolongea jusqu'au 6 fructidor (a3 août 1794) ^ puis on le libéra, et en germinal an IV, on lui reconnut le droit de recevoir une pension de retraite de 236 livres 2.
Quand fut constitué le Presbytère, M. Desforges fut invité à venir s'expliquer sur la remise de ses lettres. 11 s'excusa en alléguant une maladie, suite de sa longue détention ; l'année suivante, on apprenait qu'il s'était rétracté 3 ; c'est dans la chapelle des Filles-Dîeu qu'eut lieu cette réconciliation à laquelle M. Desforges avait tenu à donner toute la publicité et toute la solennité possibles, afin de réparer un scandale qu'il était le premier à déplorer. Depuis, il n'exerça plus aucun ministère actif, jusqu'à sa mort survenue le 9 janvier i8o4-
L'église de Bonne-Nouvelle avait été louée le la nivôse t>n IV (2 janvier 1796) mais, avant môme que cette locationjfût l'objet d'un contrat, le culte privé s'y exerçait et le jour de Noël 1796 un prêtre rétracté de Saint-Etienne-du-Mont, nommé Guillaume Lejour, y