‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 307 sur 364 · LES FILLES-DIEU · texte numérisé non relu

LES FILLES-DIEU

disait la messe. Uae école était ouverte et les prêtres qui y enseignaient remplissaient aussi les fonctions de leur ministère dans les environs ; mais leur principale fonction était renseignement et c'est seulement plus tard, quand l'église aura été achetée par l'abbé de Cagny , qu'elle deviendra un foyer important de vie chrétienne.

Les Filles-Dieu. — Le principal centre des opérations des insermentés dans le V* arrondissement était dans la maison des Filles-Dieu, rachetée par une ancienne religieuse, Mademoiselle Melon, qui y avait établi un pensionnat. Dix prêtres étaient attachés à cette chapelle, mais, dit l'enquête de l'an IV, on n'en connaissait pas les noms ; c'est qu'en effet ils n'avaient prêté aucun serment, ni même cru opportun de faire la promesse de soumission réclamée par la loi de prairiaL Il en est cependant trois sur lesquels l'attention de la police fut particulièrement appelée. C'étaient les abbés Philippe Gibert ^ Etienne Hunot ^ et Jean-Baptiste Hubault, qui, pour dépister la police, se faisait appeler l'abbé Malmaison 3. Aucun d'eux n'avait trente ans et l'autorité militaire prétendait les inscrire sur la liste de la première réquisition pour les envoyer sous les drapeaux. Tous trois venaient d'être ordonnés prêtres par l'évêque de Saint-Papoul et se consacraient à leur ministère apostolique avec cette ardeur dont ils seront remplis toute leur vie. Ces jeunes prêtres furent assez

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