‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 319 sur 364 · I. Arch. Nat., F · texte numérisé non relu

I. Arch. Nat., F

s AWT-FRANÇOIS-d' ASSISE 343

Roch, il était devenu curé de la paroisse établie dans la partie nord du Marais, et il avait apporté dans ses nouvelles fonctions toute l'ardeur qu'il avait témoignée jusque-là en faveur des idées révolutionnaires.

Du clergé qu'il avait groupé autour de lui, un seul prêtre, le premier vicaire Linet, reprit du ministère en 1795, mais ce fut à Saint-Merry ; tous les autres avaient disparu et plusieurs par la plus mauvaise de toutes les portes.

M. Sibire avait été, en 1792, l'un des curés qui avaient dit la messe de minuit, et cela lui fut vivement reproché quelques mois après. 11 fut dénoncé en brumaire et gardé dans son propre domicile, puis, le 21 frimaire (11 décembre 1793), envoyé en prison. Pour se disculper, il rédigea une longue déclaration de principes où il affirmait sa foi républicaine ; pour lui, la condamnation de Louis XVI était un grand acte de justice et sa mort avait été « la vie d'un peuple ». Il représentait aussi que les scellés avaient été placés à son domicile, et que c'était à ses frais que ces scellés étaient gardés par la concierge de sa maison sur le pied de quarante sous par jour, en sorte que le prolongement de sa détention faisait grossir indéfiniment une dette qu'il ne serait jamais capable de payer. C'est moins à ces considérations économiques qu'à ses protestations en faveur du régicide qu'il dut d'être rendu à la liberté dès le i4 thermidor *.

Depuis le i*' octobre 1792, il était locataire d'une partie des bâtiments naguère occupés par les Capucins ;

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