Arch. Nat.,F' /i
344 SAINT-PRANÇOIS-d' ASSISE
il rentra dans cette maison et après le vote de la loi de ventôse, il en ouvrit la chapelle intérieure au public, ainsi que nous l'avons vu dans les rapports de police qui annoncent que le culte avait été célébré k la « maison François » *.
Dès 1795. on lui connaît deux vicaires : l'un Pierre- Alexandre Rondeau, ci-devant chanoine d'Angoulême*, l'autre, Claude Gauche, ex-capucin de Nogent-snr- Seine ^ qui avait été arrêté à Paris le 19 vendémiaire an II comme insermenté. Gauche avait établi que s'il n'avait pas prêté le serment de 1791, c'est qu'il n'y était pas tenu, et qu'il avait réellement prêté celui de 1793 : depuis, il avait abandonné son état et était devenu garde-magasin des hôpitaux. Ces explications parurent suffisantes, car il fut relâché le i4 frimaire-*. Un autre prêtre élait associé à Sibire : c'était Noël Chaudel, mais il disait sa messe dans une chapelle privée appartenant au citoyen Dorvilliers, 760, rue du Calvaire.
Après la loi de prairial, Sibire espérait que son église serait du nombre des anciennes paroisses rendues au culte ; il eut la déconvenue de la voir passer sous silence. 11 restait simple chef d'oratoire privé, exerçant dans un local loué par lui, astreint aux difficultés que multipliait la loi de vendémiaire, et, en floréal an VI, Saint-François sera fermé, comme tous les oratoires particuliers.