Voir plus haut. chap. vi, p. 18a
2. Blancliet. Le clergé Charentais pendant la RévoUitiùa, pp. 4^7>448.
3. Prévost, llisloire du diocèse de Troyes pendant la Révolution^ l. I, p. l'ia.
fi. Aréh. Nat., F" ^71 G.
SACrr-JEAlf-ETf-GHÈVE 345
Les relations de Sibire avec le Presbytère ne furent pas de longue durée : lors de la tentative faite en juin 1795 pour réunir en un seul faisceau tout le clergé (Sonstitutionnel de Paris, il assista à la séance du Sojuin et ce fut tout. Comme Mahieu, de Saint-Sulpice, il se plaça dans l'orbite de Grégoire et des « Réunis w et travailla dès lors avec activité à ruiner ce qui restait d'influence au Presbytère.
SAi?îT-jEAN-KX-GiiivE. — Saîut-Merry et Saint-François étaient desservis par le clergé ci-devant constitutionnel ; mais il y avait aussi dans le septième arrondissement un oratoire des insermentés.
Le clergé de Saint-Jean-en-Grève avait refusé le serment à l'unanimité ; le curé, M. Royer, était mort martyr à l'Abbaye le 2 septembre 1792 ; le premier vicaire, M. Greuzard, et le second vicaire, M. Rulté, avaient été déportés, mais il restait k Paris plusieurs prêtres résolus pour conserver les traditions de M. Royer et prendre soin des fidèles de la paroisse de Saint-Jean qui ne voulaient pas communiquer avec les assermentés.
C'est à l'initiative de l'abbé Morzières, ancien vicaire de Saint-^Jean, qu'est dû le rétablissement de cette paroisse : pendant la Terreur, M. Morzières disait la messe dans une chapelle aménagée rue de la Montagne- Saiate-Gcneviève, dans la propre maison de ses parents. Un mois après la loi de ventôse, il louait et ouvrait la chapelle des Ursulines de la rue Sainte-Avoye ; mais il ne tarda pas à s'y trouver à l'étroit et dut chercher un autre local. Le curé de Saint-Gervais s'était installé au
rnoU de mar§ dan» r<^IL<« des Cannes-BiOeltes» qui était >a5tti? et n'avait subi presque ancone dégradation pendant la Teireur ; quand la loi de praîrial aatorisa la réouverture de l'église de Sain t-Gerv aïs, les BîUette:: derenaienl di^^ponibleset M. Monières s'y installa, mais ce ne fut que pour quelques mois ; vers le milieu de i79^« il lui fallut déménager une fois encore pour ^'établir dans des conditions assez incommodes dans une salle dépendant de l'ancien couvent bénédictin des Blancs-Manteaux. La translation s'opéra le aSjuin 1796, ainfti qu'il résulte d'une note inscrite en tête d'un registre de baptêmes conservé à Saint-Jean-Saint-Françr>is. L'enquête de floréal antérieure à cette translation ne connaît pas encore l'oratoire des Blancs-Manteaux.
M. Morzièreset son ami et compagnon, M. Dafloo, étaient un peu trop jeunes pour gouverner une église importante, et les vicaires généraux donnèrent le litre de chef de l'oratoire à un ancien religieux feuillant, Etienne Denis, dont le frère était, lui aussi, un vicaire insermenté de Saint-Jean-en-Grève. Etienne et Thomas Denis avaient été arrêtés l'un et l'autre pendant la Terreur, puis étaient revenus occuper leur appartement de la rue de la Verrerie, qu'ils garderont jusqu'à leur mort. Bien que le culte paroissial ait été transporté assez loin de leur domicile dans l'église des Capucins, ils continueront k y travailler l'un jusqu'en j8io, l'autre jusqu'en i8i4 ^.
Autour de ce groupe de prêtres irréprochables, sur le dévouement et la prudence desquels ils croyaient
I. Arch. Nal., F' AGtô. Les deux frères avaient été arrêtés une proinièro fois en mars 1793. (Arch. de la Préf. de Police. Reg.C.^)*