‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 334 sur 364 · SAINT-LOUIS-EN-L*ILE · texte numérisé non relu

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lis, il avait fait une déposition qui avait envoyé son vicaire à la mort, mais les commissaires reconnurent que ces accusations n'avaient aucun fondement ^ M. Coroller fut donc autorisé à siéger au Presbytère, et s'il ne le fit que deux fois c'est qu'il se rétracta promptement.

MM. Legros et Delarue, expulsés de Saint-Louis, avaient trouvé le moyen de se soustraire à la loi de déportation. Ils furent du nombre de ces prêtres intrépides qui bravaient tous les jours la mort pour continuer leur ministère. Le aS pluviôse an II (i3 février 1794)» leur présence est signalée dans une maison de la place de l'Indivisibilité, ancienne Place Royale, puis place des Vosges ; ordre était donné de les arrêter, mais ils ne se laissèrent pas prendre. Le 8 germinal an III (28 mars 1796), M. Legros fait une déclaration à la section de la Fraternité (Ile Saint-Louis), et annonce qu'il exercera dans une maison nationale ; nous allons voir laquelle. M. Coroller s'était également présenté à la section et l'enquête de l'an IV donne de curieux détails sur les termes de sa déclaration. Il certifie : i" qu'il n'a pas exercé depuis l'interdiction du culte ; — 2" n'avoir exercé qu'après avoir fait les déclarations prescrites par les lois ; — 3° avoir fait le serment d'Egalité, Liberté, Fraternité (sic), en vertu de la loi du i4 août 1792; — 4" ne l'avoir pas rétracté; — 5** avoir fait sa soumission devant le comité de la section dès le 26 vendémiaire an III ; — 6' l'avoir renouvelée à la Municipalité le 8 germinal ; — 7** avoir, en

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