‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 335 sur 364 · ORATOIRES DE LA CITÉ · texte numérisé non relu

ORATOIRES DE LA CITÉ

conformité de l'arrêté du Directoire exécutif du a a nivôse, prêté le serment de haine à la royauté ; — 8* avoir en tout temps exécuté promptement les lois, respecté leurs organes et promis d'en faire autant pour l'avenir.

On voit à combien de démarches devaient s'astreindre ceux qui tenaient à être absolument en règle avec les lois ; on s'explique également pourquoi un très grand nombre d'ecclésiastiques, même de ceux qui n'avaient aucune raison de se cacher, éludaient toutes ces complications ; quant à l'administration, elle le sentait si bien qu'elle ne paraît pas avoir jamais tenu bien rigoureusement à l'observation stricte de ses règlements.

L'église de Saint-Louis ne fut restituée qu'en iSoo ; depuis le mois de mars 1795 jusqu'au 8 mai 1798, le service paroissial avait lieu dans la « maison nationale » dont parle M. Legros ; il s'agit de l'hôtel de Rosambo, confisqué après l'émigration ou l'exécution de l'un des membres de cette noblesse parlementaire qui peuplait presque tous les somptueux logis de l'île. Cet hôtel existe encore ; il porte les n'" 11 et ï3 de la rue Saint-Louis-en-l'Ile.

M. CoroUer avait sous ses ordres en 1796 sept ecclésiastiques.

Oratoires de la Cité. — Les dix paroisses de la Cité avaient été supprimées en 1791, et Notre-Dame, tout en restant cathédrale, était devenue la paroisse unique de l'île. Nous avons dit plus haut comment cette église fut rendue au culte des constitutionnels, rouverte le i5 août 1795 et administrée par M. Clausse, pré-

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sident du Presbytère ; nous n'y reviendrons pas ^ Noos connaissons quatre oratoires des insermentés fonctionnant simultanément autour de Notre-Dame. Le plus important était celui de M. de Ramond-^ Lalaade, qui, pendant la Terreur, avait desservi la cha* pelle de Madame Bergeron ; il était établi au n*" 36 de l'enclos de la Cité, nom nouveau et laïque du Cloître- Notre-Dame, L'abbé Gaston de Sambucy s'était séparé de M. de Ramond-Lalande et travaillait avec son frère, Jean-Baptiste, sur la paroisse de Saint-Sulpice. Il avait été remplacé par l'abbé Borderies, ce professeur du collège Sainte-Barbe, que dous avons vu montant la garde aux portes de Paris et donnant des émotions h ses confrères qu'il reconnaissait sous leur déguisement civil ^. Quatre autres prêtres s'étaient associés à ces deux Messieurs pour desservir la chapelle ; en octobre 1796 M. de Ramond-Lalande transportera son oratoire à la Sainte-Chapelle louée à l'administration des Domaines pour le prix annuel de a. 000 livres.

Rue du Cloître, n*" t$2, habitait M. Lucas, chanoine de Notre-Dame, qui, plus heureux que ses confrères, MM. Radix et d'Auticbamp, avait pn vivre paisible et à l'abri des délateurs dans sa maison canoniale. 11' avait accueilli chez lui un ancien chanoine de Chartres, M. Jean-Paul Mercier et deux antres prêtres officiaient également dans sa cliapelle : ils se nommaient Joseph- Romain Joly et François-Alexis Lebault ; ce denner avait été chanoine de Saint-Denis-du-Pas et « grand

1. J'ai parlé de Téglisc incIropalUaioe &Q débat de ce cbapÀlrr. a. Voir plus haut, chap*. 1, p. 9»

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