I. Victor Pierre, op. cit., p
a. Arch. Nat., V 7i3i.
saitit-thomas-d'aquin 3^3
second vicaire à Saint-Sulpice. Il y fît preuve d'une telle exaltation que le curé constitutionnel, qui était encore M. Poiret, lui avait interdit la prédication. Quand vint la Terreur, Ferrand abandonna ses fonctions ; le i6 frimaire, il abdiqua à la section du Luxembourg ; il est vrai que, le lendemain, il rétracta son abdication^ ; mais le 19 frimaire, il revint à son premier dessein, déposa ses lettres et renonça à la prêtrise '2. 11 fut pourtant mis en prison, et, le a6 prairial, il implore sa mise en liberté pour une raison singulière : il a composé une pièce de théâtre patriotique, une « sans-culot tide » en trois actes et a besoin de sortir de prison pour en diriger les répétitions. Il s'explique ensuite sur les motifs de son incarcération : quand il a livré ses lettres, il a refusé de signer une formule où on lui faisait dire qu'il renonçait à son « métier de charlatan ». C'est, dit-il, une déclaration qu'il ne fera jamais : il a pu être crédule, mais n'a jamais cherché à tromper les autres. — Après la chute de Robespierre, il était toujours en prison et on l'y maintient, mais parce qu'on le soupçonne d'être un terroriste, partisan de Robespierre. On lui reproche d'avoir pris part aux fêtes de la Raison, d'avoir figuré dans le cortège : on l'a vu porter la déesse depuis la place Saint-Sulpice jusqu'à la rue du Regard. De plus, il a signé la pétition demandant l'arrestation des Girondins; et enfin, il a composé pour la fête de l'Etre-Suprême une pièce de vers qni est à son dossier — et si une mauvaise poésie méritait la peine capitale, il y avait de quoi le faire guillotiner. — A ces