LE GROS-CAILLOU
accusations nouvelles, Ferrand répond qu'il a toujour? été patriote, qu'il abhorre le costume ecclésiastiquf qu'il aime le mariage « proscrit par la tyrannie n»maine » ; si on le met en liberté, il a l'intention de s'employer comme typographe ou comme instituteur' On ne le jugea pas bien dangereux et on l'élargit U 22 frimaire an 111 ; peu après, il est vicaire à Sainl- Thomas-d'Aquin : il faut plaindre M. Laurent d'avoir dû recourir à de tels déséquilibrés pour compléter s<>n clergé, mais on comprend aussi qu'un prêtre sérieux comme l'était M. Laurent penchât graduellement ver^ la rétractation. Ce fut chose faite au printemps 1797. car, le 7 mars, nous voyons M. de Pancemont, curé il* Saint-Sulpice, invité à présider la fête patronale M. Laurent, compromis par ses relations avec le chef des insermentés de la rive gauche, fut bientôt dénona comme « réfractaire » et déporté à l'île de Ré.
Le Gros-Caillou. — Le rapport de la section du Gros-Caillou manque dans l'enquête de floréal ; on sait que, lorsque le Presbytère convoqua pour l'asseniblêo du 3o juin le curé assermenté Bernardin Garât, celui-ci écrivit pour décliner cette invitation ; il voyait à cette réunion un double obstacle : « l'orage dont nous « sommes à peine sortis et la division qui éloigne de « nous nos frères les prêtres insermentés m. Au bout de quelques semaines, M. Garât se rétractait avec son vicaire Thélu. On ne connaît qu'un seul de ses autres collaborateurs : Christophe Bouchony, vicaire insor-