Arch. Nat., F' /,70/i
MISSIONS ÉTRANGÈRES S-jS
racnté de Saint-Antoine. En attendant la restitution de l'église qui se fît attendre jusqu'en 1797, ^^ culte paraît avoir été célébré dans la maison du citoyen Taboureux, 897, rue de l'Eglise (actuellement rue Cler).
Missions Étrangères. — Le rapport de police relatif aux fêtes deNoël 1 796 mentionne deux oratoiresjouverts ce jour-là sur le territoire de Saint-Thomas-d'Aquin : l'un est situé aux Convalescents, rue du Bac * ; il fut fermé en floréal an IV, car il n'en est pas question dans l'enquête ; l'autre était la chapelle des Missions Étrangères qui resta ouverte pendant presque toute la durée de la Révolution.
M. Pihoret, directeur de la maison depuis le départ pour Rome de M. Hody, avait su conserver son séminaire à l'abri de la confiscation et on ne cessa pas d'y faire dire la messe, tout au moins dans la crypte. Arrêté à la suite des incidents de la Fête-Dieu de 1798, dont il a été question plus haut *, il fut mis en liberté le 9 septembre 1798, mais le surlendemain, il fut de nouveau arrêté ; cette fois il resta quatorze mois en prison et ne fut élargi que le 9 nivôse an III (29 décembre 1794). Il était destiné à renouveler connaissance avec les prisons de la République en 1799. D'après l'enquête de 1796, il semble qu'il n'aurait eu <[ue quatre coopérateurs, mais dans le très grand nombre de prêtres qui sont marqués comme s'élant
1. La maison des Convalescents était rue du Bac. entre la rue de Varcnne et la rue de Babylone, tout près des Missions Etrangères.