SAINT-ÉTIENNE-DU-MONT
profile de l'état d'abandon où se trouvait l'église de Sain l-Etienne-du-M ont pour s'y transporter avec tout son clergé. La société laïque présidée par M. Agier le choisit comme chef du culte et le 30 juillet 1796, le Presbytère approuva cette élection, mais M. Leblanc de Beaulieu, ou, comme on disait, le citoyen Leblanc- Beaulieu, continua à signer : « curé de Saint-Séverin à Saint-Etienne-du-Monl ».
Les douze prêtres qui composent son clergé formeront une des paroisses constitutionnelles les plus solidement organisées, parce qu'ils ont à leur tête un homme supérieur. Paul Baillet, le premier vicaire, était aussi plein de talents : sa prudence lui fit refuser en 1799 l'évêché d'Orléans que ^^^ offrait le Presbytère, et quand son curé deviendra métropolitain de Rouen en 1800, il prendra la direction de la paroisse. En 1802, il rentrera comme curé à Saint-Séverin ; mais c'était un caractère tout d'une pièce ; attaché avec opiniâtreté au jansénisme, il restera le dernier de ses représentants dans le corps des curés de Paris, et quand l'archevêque sera le cardinal de Talleyrand, il se laissera briser, mais ne cédera pas.
Jean-Louis Borde, ancien vicaire de Saint-Séverin, avait partagé les périls de M- Leblanc de Beaulieu pendant la Terreur*. — Gabriel-Siméon Girard, génovéfain, — Jean-François Varlet, autrefois P. Marcel, capucin, — Louis Glouet, — l'ex-carme Dutrieux étaient tous des prêtres pieux, remplissant en conscience les obligations de leur charge, et, dans les grandes circonstances,