I.ES Cil A PITRES
U* Chapitre \lt»lropolUain avec ses cinquanle digni- [ lires et chaiioiiie?^, t^es vicaires de chœur, iiiachicols, rluintres, dores de inaliiies, formait alors une belle louronnc iriion^iiies de prière. Les offices élaiciit célébre> a\ec une majesté digne de la première cathédrale du royaume, le» chanis étaient exécutés avec une perfeclmn justement réputée; mais Notre-Dame de Paris n était pas une église paroissiale et son Chapitre n'avait de jurîclîelîon spirituelle que sur ses propres iiieiubres et s^tir les einploxés, clercs ou laïcs, qui dép<Midaîciii de lui-
L^es chanoines, dont phisicurs se trouvaient associés au ^'^r)n>emeiiieni du diocèse, jouissaient de revenus iiiijHiriants qu€* doublaient ou triplaient assez souvent iWs abliayes ou d'autres gros Ijénéfices. I^ revenu du llhapilre, d<''ductîon faite de toutes les charges, s'élevail en i 7<|0 à /#4'J-ooo livres.
Il y aurait beaucoup de détails intéressants et capables de tenter un historien dans l'histoire de cette vénérable <;onipaffiiie ; le travail a été entrepris.au moins en partie, par l'abbé Meuret ^ qui a exposé avec r.dent la situation du Chapitre de Notre-Dame à la vf-ille de sa suppression en 1790. C'est à cet excellent fiiivrafçe que je renverrai les lecteurs désireux d'en >«a>oir i>lus lt>uf^ *"*" cette question ; aussi bien se fnni>e-t-<*lle xtti pc" en dehors du sujet que nous .ivc.ns à traiter ici, puisque les Chapitres disparaissent .iij dél>iit même de la Révolution. Si j'ai à parler par
I. /^ f9ïapitrt> ff^ Sotn^-Dam*» de Paris /•n f/ffO, r ^(.1. in -8". t'ahs.
l8 LES CHAPITRES
la suite do quelqiios-inis dos chanoines de Paris, ce sera parce (ju'ils se seront Irouvos mêlés à titre iiulividuel à la \ie religieuse du diocèse.
J'en dirai autanl des collégiales parisiennes qui étaient au nombre de dix : la Sainte-Chapelle du palais fondée pour recevoir les reliques insignes de la Passion do \otre-Seigneur, Saint-Louis du Louvre, Saint-IIonoré, Sainte-Opportune, Saint-^Iarcel, Saiiit- Merry, le Saint-Sépulcre, Saint-Benoît, Saint-Etiennedes-Grès et la Sainle-Chapelle de Vincennes ^ Leur revenu net s'élevait à 47^.000 livres-.
En général les chanoines des collégiales parisiennes
1. Saint-Benoît ol Saint-Merry étaient h la fois des éplises paroissiales et collégiales ; un des chanoines y remplissait les fonctions do curé. Sur les dix épflises citées plus iiaul, celle de Sainl- Morry est la seule restée ouverte an culte. La Sain le- Chapelle a été désalTeclée le jour où a cessé d*étre célébnV la « Messe Roujft^ » qui mettait sous la protection divine la rentrée des Cours et Tri- Ininaux. 1^ Sainlc-Cliapelle de Vinceinies est dans un état de délabrement dont s'aflli^enl les amis de l'art. Les sept autres églises collégiales ont disparu : Saint-Louis, jïour ragrandissemenl de la Place du Carrousel; Saint-Ktieiine-des-(irès, pour celui de lame Gujas; Saint-Henoit, pour le percenjent de la rue des Ecoles; Saint Marcel, pour l'ouverture du boulevard de ce nom. Sainte- Opj)ortunv avait disparii depuis longtemps quand la rue des Halles a été tracée sur son emplacement. Saint Honoré a laisse son nom à un passage dont une entrée est rue Croix-des-Petits-Champs et qui conduit dans un ancien cloître qui était c^'lui du Chapitre. A la place du Saint-Sépulcre, on édifia des bAtiments dont la réunion fut appelée la Cour Halave ; ces bAlimenls ont été remplacés ])ar nue rue lors «le la création (les NouacIIos Halles Centrales et le nom «le m Cour Hala\e », (|ui sert d'enseigne à une bouticpie, est le seul son\enir qui nous reste d'une églist» illustrée par les tra\aux et les vertus de ceux qui la de*^servaicnt.
.«. Près de la moitié produite par celui «le Sainl-Honoré «pii Classait pour le Chapitre le plus riche du royaume.