‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 46 sur 364 · I. Aete$ de Pie Vf, p. 3i · texte numérisé non relu

I. Aete$ de Pie Vf, p. 3i

1. Louis \VI, le jour m<*mp où il donnait sa sanction à la constitiilion cixile. «''crivait au Papo uni' lettre où il protestait do ses irilpiilions de prendre toutes le* mesures nécessaires pour qne !«' hien de la lleligion n'en soulTrîl pas. u 11 importait surtout. '« disait-il. de conserver les nœuds qui unissent la France au «Saint-Siège; » et il disait cela au moment où il favorisait le M'Iiisine rendu inévitable par la sanction qu'il menait de donner.

Dans un projet de lettre prépan' le même jonr, mais qui ne parait pas a\oir été expédié, Louis W I faisait allusion à la li'iiue possible de conciles provinciaux, cpii auraient travaillé h la mise à exécution de la constitution civile ; il demandait au PajH? d'envoyer des commissaires munis d'instructions détaillées fi de pouvoirs étendus, afin de réjrler les questions mixtes. (Ces •l^K'iinients ont été publiés au t. Ml de l'ouvrape intitulé Procès (If IjOu'h Al/ (Paris, 179.')) et qui renf(»rme lr)utes les pièces rela- \\\V9, aux poursuites intentées contre le roi. Bibl, \at., '"*' 338.)

173 l'V CONSTITITÎON CfVîI.n: EST VOTEE

maladie qui allait l'emporter*, l'archevêque de Bordeaux eut le triste courag-e de vaincre les hésitations de Louis \VI. Tel que saint Pierre, après son triple reniement, il se repentit bientôt de sa faute, mais il était trop tard *.

La signature du roi était à peine donnée que la réponse du Pape arrivait : elle conjurait Louis \VI de s'opposer invinciblement h la loi : les regrets du Pape se traduisirent par le Bref : Intima ingemisci/mis corde, en date du 30 septembre^; mais cela n'empêcha pas le faible monanjue de confirmer encore la loi du vi'j novembre, (|ui, passant de la théorie à la prati(pie, imposait aux évéijues et aux curés l'obligation de prêter serment h la constitution îi peine d'être déchus de leurs emplois*.

I. Il mourut le .u) drc 'riibrr 1790. (Les archevêques et t'vêqiies de France, de iJtSi à 180?. i)ar lo R. P. Joan. Paris, i8()i.)

3. Mi^ino apW'H \o vote tic la loi du '>.-; novomhn*. les «'AAqupf^ne tloscspéraiciil j)as d'auieMor un accord. L'arche>è([ue de lk>rdcaux demanda au roi dr couAoqucr de» conciles où aurait pu >e trouver un terrain de conciliation. (Ami de la Hefigion^ XIII. lOri). Le i" décembre, M. de Boisjrelin écrivit an roi iwnr lui olTrir encore une fois la démission de tons les éveques, si celle démission pou>ait concourir au rétablissement do la paiv : ils sont prêts à se soumettre à la formalité de la réélection si le Roi cl le Pape les y autorisent ; il admet le principe do la substitution aux chapitres d'im collèjrc <le >icainîs ffénéraux, pourvu que ré\èque no soit pas priu* d(; la juridiction (pii lui est propre, car le système adopté par constitution conduit sûrement an presbytérianisme. Il ne pense pas que le Pape soit éloigné de donner une délégation générale aux métropolitains [jour donner eu son nom riii-^tilution aux évoques (nièrn»» article de V imi de la Rrlifjhn).

;i. Àrft'if de Pie VI, p. H7.

f\. Discours <le Mirabeau et rapport do Voidel. Décret dc< •?7 no\embr<7'»*' décembre, concernant le serment h prêter par Ic^

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