I. Arch. \at., F
•-Î. l^riKllioiiinie raconte dans sos Hh^olutions de Paris (N" 71, novembre i7yo). qiio l'un des aumôniers de la Salpétrière, Tabb*
^'l les maisons comme rilôtel-bieu, la Charité ou les Incurables de\ aient en occuper aussi un grand nombre, les uns comme confesseurs des malades, les autres pour la célébration des offices ou le service des inhunialions. Enfin les casernes avaient aussi leurs aumôniers; l'oncle du futur général Junot l'était au régiment (les (Jardes Françaises ^. Je suis donc amené à penser que les aumôneries d'hôpitaux, prisons et casernes ^élevaient à une centaine, sans compter les religieux, cfui fournissaient aux aumôniers en titre une assistance <oii habituelle, soit temporaire.
Pour avoir le total des prêtres formant le clergé de Paris, il nous reste à parler de la banlieue. Nous savons qu'à partir de 1790 les paroisses suburbaines ratlachécs au diocèse de Paris n'étaient plus que 78. Si peu importantes qu'elles fussent au point de \ue de la jK)pulation, elles axaient souxent un vicaire el parfois deux. Dans le nord du diocèse, Aubervilliers en avait deux et Boulogne également ; Saint-Ouen, Vsnières, Colombes, Epinay, Pierrefitte, Dugny, Gennevilliers en avaient un ; Stains, Drancy, Villetaneuse, l'Ile Saint-Denis, Clichy n'en avaient pas. On peut donc en induire que, dans la banlieue, le nombre des xicaires, aumôniers et chapelains se trouvait à peu prés égal à celui des curés. C'est donc encore
Cliaix d'Esl-Aiijff, avait fait dénoncer par Tabbc FaiiclKît l'usa «jri! il«* demander un billet de confession tous les trois mois auv peii- "•ionnaires de l'établi*»semcnt ; sur la protestation de ses confrères il fui destitué le 11 octobre 1790. Ce prêtre entra dans le clerf^é de Saint-Médard et prêta serment en 1701.
I. \rcli. Xat.. l''", \';'i't. Cet abbé Junot de\int chanoine de Nolrc-Dauiu en 181 1 cl mourut en ibi8.
looprtHrcs qu'il l'aiil compter, et par là. le nombre des prêtres formant le clergé actif du diocèse se trouve être de i .000 environ :
Paroisses de Paris Goo
id. de la banlieue. . . . i5o Aumôniers 35o
C'est le clergé que nous allons voir à l'œuvre ; c'est siu' lui que va reposer la persévérance chrétienne des (>oo à 700.000 chrétiens qui forment la population de Paris. C'est sur sa fidélité que nous devons compter pour les jours d'épreuve ; c'est par ses défections partielles que nous aurons à expliquer l'éclipsé passa gère que la religion aura à subir ; c'est aux efl'orts de> meilleurs que nous devrons le réveil qui succédera à im court assoupissement ; c'est au sang répandu par ceux qui se sont offerts en victimes que nous attribuerons le succès définitif et le retour au bercail de beaucoup d'enfants prodigues.