‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 69 sur 364 · LE MARIAGE DES PRÊTRES · texte numérisé non relu

LE MARIAGE DES PRÊTRES

Si un prêtre qui comptait encore parmi les principaux curés de la capitale s'exprimait ainsi à la tribune de rAsseniblée, on se doute de ce que pouvait être le Ion général des discussions entre prêtres constitutionnels. On avait groupé pour former le clergé de Paris des liommes vertueux et des gens tarés, des jansénistes et des incroyants ; des âmes zélées étaient restées h leur poste pour ne point délaisser les fidèles qui leur avaient donné leur confiance, et à côté, on trouvait de ros religieux qui, ayant jeté le froc aux orties, atlendaient, dans une situation provisoire, le moment de compléter leur évolution et d'achever leur exode en se sécularisant entièrement. Cette combinaison factice n'avait rien de stable, et la prochaine occasion dissociera cet amalgame.

Le maricuje des prêtres.

L'heure de l'émancipation parut sonner pour ceux à qui pesaient leurs engagements sacrés, quand fut votée la loi sur l'état-civil. Au chapitre du mariage, il était

Caen, il devint en i8of) profc.«îsour de philosophie au lycée de Be">ançon, et lors de rorganisalionde la Facxillé des Lettres, il fut profcsMîur suppléant, doyen et recteur. L'archevêque de Be^anvon, M«rr l^» Coz, (jui abhorrait les prêtres mariés, le dénonça comme incapable, et les notes d'inspection (F*' 3107) semblent prouver que la passion n'inspirait pas seule cette accusation. Aus^i Fontanes remplaça M. Demoy le 17 noA(;nibrc 181 1.

11 mourut à Saint-Germain-en-Laye le 5 décembre i8.S.3. Son acte de dérës fait mention de ses litres d'ancien léj^islatenr, d'ex-prof<-*<eiir de FacnUé. et de membre aprétré des académies de (^aen et de Besancon ; il n'y a que de sa qualité de prêtre dont il nu soit pa» parlé.

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