‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 74 sur 364 · Moniteur f ihid · texte numérisé non relu

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"î. Vrretc du Directoire de Paris. Guicbard, op. cit., srcl. Il,

'i/|0 VIOLENCES EXERCEES CO^iTRE LES FIDELES

chapelles des )K>pitau\, prisons, coUètjros, séminaires et communautés cloîtrées resteratenl aflectécs au culte, mais seulement pour l'usage des personnes résidant à l'inléricur des maisons dont elles faisaient partie ; elles seraient rigoureusement interdites au pul)!ic, et aucun prêtre n'y pourrait célébrer sans une autorisation de révê<iue, visée par le curé de la paroisse. Si des particuliers voulaient tenir des assemblées religieuses, ils avaient la liberté de le faire, à condition de placer sur la porte un ccriteau indiquant l'objet de leur réunion.

Ce dernier article contenait une innovation et consacrait une liberté : les citoyens ^KHivaienl ilonc s'assembler dans un édiike leur ap[M)rtenant ou nais à leur disposition, pour y exercer un culte, quel qu il fut. Los protestants useront dv cette fa<nihé, et lowèrent k collégiale de Saint-Louis du Louvre, abandonm'o depuis un an par les chanoines. Le ii mai, ils tirent la déiJicace solennelle de leur nouveau temple'.

M. de l^mcemont, curé de Saînt-Sulpice, ks avait devancés; l'arrêté est du 1 1 a>ril : le i3 avril, il louait réglise du cinlevant couvent des Théatins, situé entre la rue de Lille, et le quai des Théatins, aujourd'hui quai Voltaire. Le id avril, il sollicitait la permission d'ouvrir, dès le 17, dimanche des Kameaux. Le Dirt*rtoire lit droit à sa demande, et autorisa Tapposilion

I. Aulard, Etudes et leçons... V stTÎe, «jo-yi. — Bonet-Mnnrv. Histoire de la liberté dt* conscience en France^ cli. xi, ;U»-îS:'i. — A. Lods. L'éfjlise réformée de Pnris pendant la lUhu:klution. ParJN. 1S89, — du même : L'église hilhérienne de Paris penthnt la Jit'eolution. Paris, 1891. — C. (îoififUtft, Léimlnlion du fiiXèicsUiHii^iuur fnmçaia nu \i\' siècle. Paris, 1908, 3o-3i.

QUI FRÉQUENTENT LES CHAPELLES a/|f

(lo l'inscription suivante : Kdijlce consacre au culte reliffieux par une sociétâ parliculibre. — Paix et Liberté^, (tétait strictement ié^al, mais, o\\ donnant aux catholi([uos non conformistes le droit d'exercer pnblicfuement leur culte, on portait un coup sensible à l'église constitutionnelle. Ce que la loi autorisait, la violence seule pouvait Tenipecher; une manifestation fut organisée 2 ; on annonça que M. de Pancemont se proposait de donner lecture du dernier Bref du Pape, où la (Constitution civile était condamnée^. Le curé de Saint- Thomas-d'Aquin, l'cx-oratorien Latyl, plus intéressé ([ue personne à la suppression de ces réunions, qui achèveraient de vider son église, ne paraît pas avoir été étranger à l'agitation qui se préparait*.

Le 17 avril, dés 7 heures du matin, des groupes menaçants étaient massés sur le quai ; une partie des personnes qui venaient entendre la messe crurent prudent de rebrousser chemin; d'autres pénétrèrent dans léglise, mais les clubistes les y suivirent, et les scènes des jours précédents se renouvelèrent. Les patriotes

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