‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 77 sur 364 · Aulard, op. cit · texte numérisé non relu

Aulard, op. cit

3/|4 DÉCRET Dr 7 M VI STR LA MRERTK RELIGIEUSE

avisé, se déclara partisan de la Liberté : « S'il est un « culte, dit-il, que la Nation ail voulu paver... il n'en « est aucun hors duquel elle ait voulu déclarer qu'on (( ne serait pas citoyen... le roi lui-même pourrait « suivre une autre religion que celle de la Nation. » El, répondant incidemment au Bref du Pape, dont tout le monde parlait à l'Assemblée, malgré l'ailectation de l'ignorer, il ajoutait : « (^esl très injustement qu'on a « osé nous accuser de scliisme : une Nation n'est pas (( scbismatique quand elle atïirme qu'elle ne veut pas « rélre... le Pape lui-même est sans force comme sans « droit pour prononcer une telle scission : en vain « prétendrait-il se séparer d'elle; elle échapperait à ses « menaces comme à ses anathémes, en déclarant tran- « quillement qu'elle ne veut pas se séparer de lui, et « qu'il convient qu'elle écarte jusqu'aux plus légères « apparences de rupture en manifestant hautement la (( résolution de ne point se donner un patriarche. « Même si le Pape frappait la Nation française d'un (( analhème, nous resterions attachés au siège de Rome. (( et nous attendrions avec sécurité, soit du Pontife (( actuel, soit de ses successeurs, un retour inévitable « à des principes essenliellemenl amis de la Reli- « gion ^ . »

Décret du 7 mal sur la liberté religieuse.

Malgré Treilhard, Camus et Lanjuinais, prolecteurs de celle église qui était leur œuvre, l'Assemblée

I. Aiilard, op. cit., 8i-8a. - B. de Lacoinbe, op. cil. y 286-390.

Page 1