‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 85 sur 364 · Aiilard, op. cit., igS-iy'i · texte numérisé non relu

Aiilard, op. cit., igS-iy'i

354 LA QUESTION DE l'ÉTAT-CIVIL

puisable de documents authentiques. Ceux de Paris, qui était à l'Hôtel de Ville ont été incendiés en 1871, et cela a été une perte irréparable.

On s'est demandé à qui profitait cette réforme radicale, et, avec M. Aulard ^ je crois qu'il y a lieu de distinguer : sur le moment, ce fut une défaite pour les (Constitutionnels, qui, par leurs amis et protecteurs, s'clTorcèrentdo conserver aussi longtemps que possible un puissant moyen d'action sur la partie la moins éclairée de leur troupetiu : il était facile à un curé do campagne, dépositaire des livres officiels, de contraindre des paroissiens ignorants et timides à le reconnaître comme pasteur légitime : il arriva, sans doute plus d'une fois, que, par un abus d'autorité facile à comprendre, lecuré constitutionnel subordonna le concours de son ministère d'officier de l'état-civil, à une adhésion extérieure à l'Eglise dont il était le représentant, et ce fut certainement là une des causes qui, dans l'origine, amenèrent h la constitution civile la masse des populations rurales. Du moment que le curé cédait à la municipalité la tenue des registres de l'état-civil, son talisman était brisé ; il n'y a plus des lors à recourir à son ministère que ceux qui lui accordent leur confiance en tant que pasteur des âmes. Le nombre en est restreiîit, en 1792, après que les curés insermentés ont retrouvé auprès de leurs ouailles une autorité d'autant plus grande qu'ils sont grandis par la persécution. A Paris, dans une moindre mesure, les choses devaient se passer ainsi, et la perte du caractère officiel

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