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Vie de M. Einery

376 SERMENT DE LlBERTÉ-ÉG.iLTTÉ

pcis se justifier, mais justifier une opinion qu'il jujrcail utile pour le bien de l'Eglise de France. 11 ne pouvait accepter les épi tliè les cruelles de Maury ; il acceptait moins encore que, pendant que le Saint-Siège s'abstenait de prononcer, on préjugeât l'opinion du Pape, et on le condamnât sans l'avoir entendue

Il commence par exposer que son sentiment est partagé par la grande majorité des ecclésiastiques, les plus savants, les plus vertueux et les plus zélés, qui risquent leur vie pour le bien de l'Eglise ; il invoque le sentiment de beaucoup de eaux qui ont été massacrés en septembre, et qui professaient la même opinion. Supérieurs de communautés religieuses, professeurs de séminaires, docteurs de Sorbon ne pensent comme lui. Plusieurs évéques, en particulier ceux de Saint-Brieuc cl de Sainl-Papoul, cacbés à Paris, ne l'ont pas désapprouvé. Il n'ignorait pas que telle n'était pas la manière de voir de la plupart des évéques émigrés, mais c'était par suite de leur éloignement de la France qu'ils avaient perdu la nette perception des nécessités présentes. Il lui était difficile d'attaquer en face le loucbant loyalisme d'im grand nombre de ses frères dans lo sacerdoce, cependant, il pensait que, pour les émigrés, et même pour les prêtres émigrés, la fidélité au trône s'identifiait un peu trop avec les devoirs de la Religion, et que se rallier à une autre forme de ^,'00vernement (pie la monarcliie n'était pas méconnaître un article de foi.

Or, le Pape n'avait pas parlé, et les paroles qu'on Ini

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