I. I ie de M. Eniery, 3ia-32o
SERMENT DE LÎBERTÉ-É(Î AETTf •Î77
prêtait n'avaient aucun caractère olTiciel'. Nous sommes en présence d'un de ces cas assez fréquents où, pendant que le Saint-Siège s'abstient prudemment de prononcer cl garde une absolue réserve, les deux partis interprètent en leur faveur les moindres paroles, authentiques ou non, qui ont été rapportées par des témoins même sujets à caution. Si Maury ne se fil pas faute de condamner le serment, s'il alla jusqu'à écrire que le Bref du Pape le condamnant était sur le point dp paraître, et que « les nouveaux jureurs y étaient assimilés aux pécheurs publics », d'autres correspondances étaient infiniment moins explicites 2. Dans une lettre adressée à Mgr de Salamon, internonce en France, par le cardinal Zelada, secrétaire d'Ktal, nous soyons ce passage : « En réponse à ce ([ui regarde « votre compatriote} (Maury était provençal, comme « Salamon), les personnes sensées ne doivent pas s'en i' rapporter à ce que dit un particulier qui écrit selon " sa propre manière de penser, mais s'en tenir à ce qui " a été dit jusqu'à présent et à ce qui pourra être dit " par celui qui seul peut décider en pareille matière. » Or Rome ne se prononça pas, malgré tous les efforts qu'on fil pour lui arracher une condamnation.
ï^ polémique se prolongea jusqu'à la Terreur et M. Kniery écrivit en août i7()3 une lettre très longue, ^ù il reprend les arguments que nous avons indiqués
I. Maury est à Rome, coupant, tranchant, bounJonnant, proieireanl, aUirant à lui cvux qu'il invoque, prt>dif;uant los louanges, an bcs(iin les pronies!H)s, avec une exubérance toute pro\onçale. (SicanJ, op. rit., Ili, lao).